EUFOR RCA opérationnelle !

Le redémarrage des activités économiques - une priorité de EUFOR RCA - ici photo prise en mars 2014 avec la présence du GTIA Savoie de l'opération Sangaris (crédit : EUFOR RCA / Min. Fr de la Défense)
Le redémarrage des activités économiques – une priorité de EUFOR RCA – ici photo prise en mars 2014 avec la présence du GTIA Savoie de l’opération Sangaris (crédit : EUFOR RCA / Min. Fr de la Défense)

(BRUXELLES2) La force de l’Union européenne en République centrafricaine, EUFOR RCA, a atteint dimanche (15 juin) sa pleine capacité opérationnelle. Environ 650 soldats et gendarmes sont déployés sur le terrain. Tous les effectifs promis par les Etats contributeurs sont donc sur place ou à peu près : français, espagnols, estoniens, géorgiens, surtout, finlandais, lettons, luxembourgeois, néerlandais et roumains également. A deux exceptions près : les gendarmes polonais qui n’arriveront que les 23 et 25 juin comme l’a confirmé notre collègue de la radio polonaise RMF, et les Italiens (dont on ne connait pas encore la date d’arrivée). Soit une centaine de militaires en plus.

Une déclaration qui a un double intérêt

La déclaration de pleine capacité opérationnelle (FOC en abrégé) a un intérêt opérationnel : constater que les effectifs sont présents sur le terrain pour faire l’ensemble des missions. Elle marque aussi un point de départ de la durée de la mission, selon le mandat d’EUFOR RCA, celui-ci est de 4 à 6 mois. Soit jusqu’au 15 octobre au minimum et jusqu’au 15 décembre au maximum. Une limite posée par les Européens à leur engagement qu’ils voulaient à durée (très) déterminée, en espérant passer le relais aussi vite que possible aux forces des Nations-Unies. Précisons que cette opération de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre de la résolution 2134 du Conseil de sécurité des Nations Unies (28 janvier 2014).

Jusqu’au 15 décembre maximum

EUFOR RCA assure déjà la sécurisation et la protection de l’aéroport de Bangui-M’Poko depuis six semaines. Elle assurera également, en liaison avec les forces de l’Union Africaine (MISCA), la sécurité des 3e et 5e arrondissements de Bangui, qui ne sont pas parmi les plus calmes de la capitale. Au contraire, comme le rappelle un diplomate européen. Ce sont ceux « où s’expriment de profondes tensions intercommunautaires et la plupart des violences qui agitent la capitale centrafricaine ». Ce que confirmait récemment un haut gradé de l’opération à B2. « ce sont parmi les plus dangereux de Bangui ».

(Nicolas Gros-Verheyde)

Lire aussi sur le quartier général d’opération à Larissa :

Et sur le déploiement des forces :

Tous les articles EUFOR RCA