Attentat de Bruxelles. Un homme froid, déterminé (Maj)

Attentat de Bruxelles. Un homme froid, déterminé (Maj)

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(BRUXELLES2) Les premières images diffusées publiquement par la police fédérale belge sur l’auteur de l’attentat au musée juif de Bruxelles, ce samedi (24 mai) montrent un homme déterminé, calme. Il entre dans le couloir qui mène au Musée juif, qui se situe près de la place des Sablons – une des places les plus fréquentées par les touristes – et qui est visé indéniablement. Il n’y a pas de hasard.

L’homme a déjà tué deux personnes qui gisent près de l’entrée. Il sort l’arme de son sac, de type Kalashnikov (selon la police), déplie la crosse, tire, replie le tout, dans son sac, reprend son deuxième sac qui est à côté de lui, et s’en va d’un pas souple, rapide, mais tranquille. Il prend « la fuite à pied en direction de la rue des Chandeliers en direction de la rue Haute dans le quartier des Marolles » indique la police « où il a été perdu de vue ». Une attitude très professionnelle.

L’opération a duré quelques dizaines de secondes et semblait soigneusement préparée. Il y avait un certain risque, étant dans un couloir en cul de sac, à ce que des personnes, des passants, viennent pour visiter le musée, ou juste jeter un oeil par curiosité.

NB : C’est le premier attentat en Belgique de cette ampleur, depuis près de 25 ans (les autres attentats se situaient dans les années 1970 à Bruxelles et dans les années 1980 à Anvers), qui vise en tant que tel la communauté juive. On ne peut s’empêcher de penser à l’attentat de la rue des Rosiers à Paris en août 1982 ou, plus récemment, à la série d’attaques commises par Mohamed Merrah.

(Nicolas Gros-Verheyde)

(Mis à jour) L’attentat a finalement fait 4 morts : 2 Israéliens, une Française et un Belge transporté entre la vie et la mort à l’hôpital s’est éteint vendredi (6 juin). L’auteur, Mehdi Nemmouche, est arrêté à Marseille, le 30 mai, à son arrivée dans un bus provenant d’Amsterdam mais ayant fait une halte à Bruxelles. Il est extradé le 29 juillet en Belgique mais il reste muet, dans un premier temps, face aux policiers, selon la RTBF.