Un béret vert mort au nord Mali. Le sergent Kalafut était slovaque (Maj2)

Un béret vert mort au nord Mali. Le sergent Kalafut était slovaque (Maj2)

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Embarquement du 2e REP - (crédit : DICOD / EMA)

Embarquement du 2e REP – (crédit : DICOD / EMA)

(BRUXELLES2) Un sous-officier du 2ème régiment étranger de parachutistes de Calvi (2e REP) – les bérets verts de la Légion étrangère – est mort cette nuit (7 au 8 mai) au nord du Mali. L’Elysée l’a confirmé ce matin (8 mai) ainsi que le ministre de la Défense. Il est tombé alors que l’armée française est engagée dans une vaste opération destinée à « sécuriser les portes du massif du Tigharghar » pour traquer les groupes terroristes qui se terrent toujours. Deux autres soldats français ont été blessés. Mais leurs « jours ne sont pas en danger » ainsi que l’a précisé à B2 un porte-parole de l’Etat-major des armées

Un engin explosif artisanal

Le drame s’est déroulé mercredi, « un peu avant minuit, dans le massif du Tigharghar, au nord-est du Mali, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Tessalit » indique l’Etat-major des armées. Le véhicule léger – dans lequel se trouvait trois autres militaires – « a sauté sur un engin explosif » au cours d’une mission d’infiltration. Ils ont « immédiatement été transportés vers Tessalit par hélicoptère, pour être pris en charge par une équipe médicale française » présente les lieux.

Un légionnaire né en ex-Tchécoslovaquie

L’un d’entre eux, le sergent Kalafut était cependant mortellement atteint. Il « est mort de ses blessures ». Son corps, ainsi que les deux blessés plus légers ont été transportés vers la ville de Gao en fin de nuit. Agé de vingt-six ans, Marcel Kalafut était né le 19 novembre 1987 dans ce qui était, à l’époque, la Tchécoslovaquie. Il s’engage à 19 ans, dans la légion étrangère, le 10 mai 2007. Après sa formation au 4e régiment étranger de Castelnaudary, il intègre, le 19 septembre 2007, le 2e régiment étranger de parachutistes, en qualité de grenadier-voltigeur. Il avait déjà participé à plusieurs engagements extérieurs (Opex) – précise le service de presse de l’armée de Terre – au Gabon (2008), en Afghanistan (2010), au Mali et en Centrafrique (2013).

Ce n’est pas la première fois qu’un citoyen européen meurt au Mali sous les couleurs de l’armée française. Un double national franco-belge du 2e REP (également) était décédé en février 2013. Lire : Mort au combat pour la France (et la Belgique)

Un risque terroriste qui n’est pas éliminé

Dans ce jour qui est férié en France, pour fêter la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce décès (le 8e depuis le début de l’opération Serval, un 7e soldat était mort par accident le 31 juillet 2014) vient rappeler que le risque « terroriste » au nord du Mali n’est pas terminé. Le général Foucaud l’avait confié à B2 lors du reportage effectué au Mali en mars. « Les groupes terroristes ont été frappés par Serval mais restent actifs. » Et même si la situation dans le nord « est plutôt favorable aux forces Serval, il y a des zones où les terroristes sont implantés et ils ont le soutien de la population. » Lire (interview complète sur le Club) : Mali : des terroristes toujours présents. Une opération Serval toujours nécessaire

(Nicolas Gros-Verheyde)

(Mis à jour) ven 9 mai (avec détails sur conditions de l’intervention) et sam 10 mai (avec détails biographiques sur le soldat décédé)

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