EUFOR RCA lancée ! L’opération européenne en Centrafrique démarre

EUFOR RCA lancée ! L’opération européenne en Centrafrique démarre

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BadgeEUFOR Rca 2014-02-27 17.28.04(BRUXELLES2) L’opération européenne de maintien de la paix sur Bangui (EUFOR RCA) est lancée. Le général Pontiès l’a annoncé, par la voie d’un communiqué diffusé à la presse. La capacité opérationnelle initiale a été « atteinte ce midi ».

Le commandement européen, emmené par le général Thierry Lion, est en place et opérationnel. Les militaires français (une compagnie, env. 150 hommes du GTIA Savoie) et estoniens (un peloton, env. 40 hommes) ont pris officiellement en charge, la protection et la sécurité de l’aéroport de Bangui. C’est l’arrivée notamment de ces effectifs estoniens – depuis aujourd’hui même -, qui permet ce démarrage… in extremis fin avril donc, ainsi que l’avait annoncé dans nos colonnes le général Pontiès, commandant l’opération. Pour les effectifs français, c’est un peu plus simple, il s’agit surtout d’un changement de drapeau, et de commandement, ainsi qu’apposer sur leur épaule, le logo de l’opération européenne.

La montée en puissance de l’opération va se poursuivre tout au long du mois de mai, a précisé un officier à B2. Des renforts devraient arriver « dans les jours qui viennent ». Ce qui permettra, d’assurer une « prise en charge de la sécurité dans les districts dans les semaines suivantes ».

Commentaire : Une leçon de solidarité

On peut remarquer combien symbolique est ce lancement. C’est l’arrivée des Estoniens — un petit pays balte dont on ne peut pas dire que l’attachement à l’Afrique soit la première priorité de politique étrangère — qui permet le lancement de cette mission. Un acte « pur » de solidarité tout comme l’est à l’inverse l’arrivée d’avions Rafale français en Pologne (lire : 4 Rafale français présents à Malbork. Plus qu’un symbole …). Ce fait vient apporter un démenti cinglant à tous ceux qui raillent le peu d’enthousiasme des pays de l’Est ou la nécessité de l’élargissement. Etre à « 28 » apporte à l’Union européenne des moyens qu’elle n’aurait peut-être pas à 12 ou 15… Une vraie leçon de solidarité que nous donne ainsi Tallinn.

(Nicolas Gros-Verheyde)

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