Un drone anti-pirates à bord du Esbern Snare

(crédit : marine danoise)
(crédit : marine danoise)

(B2) Les marins danois du Esbern Snare ont leur petit « joujou » télécommandé. Guère plus gros qu’un engin de hobby, le Puma RQ 20 – de l’américain AeroVironment – peut amerrir comme atterrir sur la terre et a une autonomie de 3 heures 1/2. Son objectif essentiel est l’observation. Equipé de caméras et de systèmes de liaison de données, il peut envoyer des images de surveillance vers le navire, dans un rayon de 15 km.

Très utile

« Nous utilisons notamment le drone pour scruter les petits vaisseaux dans la zone autour de Esbern Snare, voir combien de personnes sont à bord, s’ils ont des armes, des échelles ou des barils de carburant, ce qui pourrait signifier que ce sont des pirates » raconte un officier danois.

Cela ne remplace « pas bien sûr l’hélicoptère Lynx de bord. L’hélicoptère peut voler plus longtemps, il est équipé d’une mitrailleuse lourde, qui permet de protéger le groupe maritime spécial (d’intervention) lors de l’interception de pirates ». Mais le drone nous donne « une bonne occasion d’obtenir rapidement une image de la zone sans danger pour le personnel ».

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).