Un battlegroup de l’UE en République centrafricaine ? La discussion continue

Les États membres qui font actuellement parti du Battlegroup sont la Lettonie, la Lithuanie et le Royaume Uni. (Crédits: Ministère défense lithuanien )
Les États membres qui font actuellement parti du Battlegroup sont la Lettonie, la Lithuanie et le Royaume Uni. (Crédits: Ministère défense lithuanien )

(BRUXELLES2, exclusif) Le déploiement des battlegroups en République centrafricaine est une des options sur laquelle l’Union européenne réfléchit. Les lecteurs de B2 en étaient avertis (lire : Centrafrique. Une initiative européenne est-elle possible ? (Maj). Une réflexion confirmée officiellement par Walter Stevens, le président du Comité Politique et de Sécurité (COPS).

Une réflexion entamée au COPS

Cette option est, en effet, arrivée au niveau du Comité Politique et de Sécurité (COPS). Mais sans encore de décision. « On verra dans les prochaines semaines » a-t-il lâché avec prudence, devant la sous-commission Sécurité et Défense du Parlement européen (à laquelle assistait B2). « Nous attendons le feu vert pour poursuivre les négociations avec les Nations Unies, les Français et d’autres partenaires, pour voir ce que l’on peut faire ensemble et ainsi formuler quelque chose de concret. » Le diplomate a salué le « renforcement de la présence française » en expliquant que l’Union européenne travaille pour suivre ce mouvement. « La situation commence à être hors maîtrise. Les forces sur place ne peuvent rien faire. Il y a de plus en plus de rebelles, de bandits. »

Une solution alternative : EUFOR ?

L’alternative au battlegroup serait de mettre en place une mission ou opération militaire européenne, de type EUFOR. Mais la génération de forces nécessaire « retarderait (le processus) plusieurs mois » et serait donc « lente » face à l’urgence.

L’Union européenne en retard d’une guerre ?

Certains eurodéputés ont plaidé l’urgence de la situation et l’indécision de l’Union européenne. L’UE va « encore être accusée de ne rien faire » a ainsi averti la Finlandaise Tarja Cronberg (Verts), s’interrogeant sur les causes du non recours aux battlegroups. Walter Stevens a alors retrouvé tous ses talents de diplomates pour expliquer que le « battlegroup » « est un instrument fantastique de coopération et de travail » mais difficile à utiliser. « Cela fait deux ans que je m’en occupe. Il y a eu beaucoup de propositions mais tout dépend de la volonté politique » et donc des États membres.

Commentaire : Tous les regards se tournent ainsi vers le Royaume-Uni et les Pays-Bas (qui fournissent l’essentiel du battlegroup de permanence ces semaines-ci… Autant dire que ce serait une petite révolution si Londres disait oui ! Quant au battlegroup suivant, le Helbroc, formé des Grecs, Roumains, Bulgares, Chypriotes et… Ukrainiens etc. il manque surtout … des finances. Un point qu’a confirmé à B2 un diplomate proche de ces pays. (NGV)

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