RAS pour le premier tour des législatives au Mali

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Le parti présidentiel (Rassemblement pour le Mali) veut une majorité confortable parmi les 147 députés de l’Assemblée nationale. Soumaïla Cissé, candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD), ambitionne de devenir le chef de l’opposition parlementaire. (Crédits: Mission d’Observation de l’UE)

(B2) 6,5 millions de Maliens étaient appelés aux urnes dimanche. Des élections législatives caractérisées par un calme général mais aussi par un faible taux de participation. Quelques incidents attribués à des indépendantistes touaregs ont été reportés dans le nord du pays (Talataye et Kidal notamment) mais ceux-ci n’ont pas troublé le processus démocratique. « Des mesures de sécurité nécessaires » avaient été prises pour « éviter toute surprise », à savoir une action islamiste armée, a informé le ministère malien de la Sécurité. Ainsi un « cordon sécuritaire » a été mis en place, composé des forces armées maliennes, de celles de la Mission de stabilisation de l’ONU au Mali (Minusma) et des militaires français de l’opération Serval.

La mission d’observation de l’UE, menée par l’eurodéputé belge Louis Michel, s’est félicitée du bon déroulement et de la bonne organisation du scrutin.  « Globalement les bureaux se sont ouverts de manière très précise à 8 heures. Les agents électoraux étaient tous au grand complet. Chaque fois, je demandais s’il y avait des mécontentements ou s’il y avait d’éventuelles plaintes en préparation. Partout on m’a dit « non » ». Il a relativisé le faible taux d’abstention. « La nature des élections, présidentielle et législatives, est différente. (…) Quelque soit le taux de participation, on ne peut pas utiliser cet argument pour disqualifier ces élections», a-t-il ajouté.

Le second tour aura lieu le 15 décembre.

Télécharger la déclaration préliminaire de la Mission d’Observation Électorale au Mali 2013