La barre de 3% : « pas très scientifique » (Commission européenne)

(crédit : clairefontaine-duisans)

(BRUXELLES2) La barre de 3% du déficit, mentionnée dans le Traité de Maastricht, et utilisée dans toutes les décisions et communications de la Commission européenne, comme la summa division entre les vertueux et les fauchés, a-t-elle du plomb dans l’aile ? Je m’étais enquis du passé de ce dispositif et cherchait donc à savoir comment et quels documents avait fondé la fixation de ce chiffre. C’était quelques minutes avant la conférence du commissaire européen à l’Economie, le Finlandais Olli Rehn aujourd’hui, aux alentours de midi…

Le porte-parole de la Commission, pourtant versé dans les questions économiques, a eu une réponse pour le moins surprenante… « Ohh, c’est très loin tout çà. C’était dans les années 1980, 1990. Non ? Alors… Et, puis, tu sais ce n’est pas vraiment scientifique » !

C’est vrai, après tout, ce n’est qu’un nombre, sans même trois chiffres après la virgule 🙂

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).