EUTM Mali. Les hélicos belges partent cet été. Et après du privé ?

Une maquette d’hélicoptère : très utile pour paraitre sans être… (crédit : NGV/B2)

(BRUXELLES2) La Belgique pourrait prolonger de quelques semaines la mission des deux hélicoptères belges et leurs équipages présents sur l’aéroport de Bamako, pour le soutien médical de la mission européenne EUTM Mali (formation de l’armée malienne). Mais il ne s’agit en aucun cas « d’un renouvellement », selon un officier. Les hélicoptères seront retirés dans le courant de l’été, sans doute avant fin juillet. Cette prolongation est juste destinée à faire la « soudure » avec les autres équipages qui devraient arriver sur place. Pour l’instant, aucun Etat n’ayant proposé de façon ferme des moyens, c’est la solution contractuelle, privée, qui pourrait être retenue.

Commentaire : ce n’est pas sérieux ! Si l’Union européenne n’est pas capable de fournir deux « foutus » hélicoptères, pour assurer des missions qui ont un risque somme toute limité et plutôt pacifique (le soutien médical n’est pas la force protection), elle tombe au rang du ridicule.

Certains pays peuvent d’ores-et-déjà se pencher sur la question de l’intérêt d’entretenir une armée, de dépenser quelques millions d’euros en hommes et en entrainements. Parmi les pays qui pourraient s’investir davantage dans la mission EUTM, j’en citerai quelques uns —  l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Suède… — dont l’effort est largement sous-qualifié par rapport à leurs capacités matérielles et financières.

Je pense que pour les prochains postes qui vont être mis en recrutement au SEAE, on pourrait (devrait) ajouter un critère : prorata de l’effort fourni. Peut-être que les  « indolents » trouveraient là un motif pour se bouger…

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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