En Allemagne, un demandeur d’asile soupçonné de piraterie

(B2) Un Somalien demandeur d’asile en Allemagne est soupçonné d’un acte de piraterie. Arrêté à Giessen lors d’un contrôle de routine, les autorités l’ont confondu avec ses empreintes digitales, rapporte l’agence DPA se fondant sur un article à paraître dans l’édition de lundi du Neue Zeitung Osnabruecker. Elles seraient identiques à celles prélevées sur le Marida Merguerite, après son détournement par les pirates le 8 mai 2010. Selon le procureur Alexander Retemeyer, l’homme a partiellement avoué et pourrait être inculpé de prise d’otages avec demande de rançon et lésions corporelles graves.

Détourné le 8 mai 2010, le Marida Merguerite et ses 22 marins avaient été retenus pendant 8 mois par les pirates somaliens jusqu’à qu’une rançon de 5,5 millions $ soit versée. L’homme aurait participé à la sécurisation des approvisionnements alimentaires et a été payé avec l’argent de la rançon. Pendant le détournement, les otages auraient été torturés, parfois contraints nu dans le congélateur du navire et, d’autres fois, presque étouffés avec des sacs en plastique sur la tête. Lire aussi : Pirates : un nouveau pas dans l’escalade a été franchi

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).