Un pas pour le Kosovo et pour la Serbie vers l’UE

Kosovo (crédit : Commission européenne)

(BRUXELLES2) Après l’accord Belgrade-Pristina, la Commission européenne a recommandé aux ministres des Affaires européennes ce lundi (22 avril) à Luxembourg deux mesures : l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne – ce qui est le premier pas vers l’adhésion et devrait être approuvé par le Conseil européen en juin – et de négociations d’un accord de stabilisation et d’association (ASA *) avec le Kosovo permettant une plus forte coopération notamment sur les relations économiques et commerciales, sur la justice et les affaires intérieures (télécharger le Rapport de progrès sur le Kosovo). Le Kosovo s’est vu aussi ouvrir la participation à 22 programmes de l’Union européenne dont Galileo, le GMES et SESAR. Un memorandum d’accord doit encore être signé par les deux parties prochainement (télécharger la Proposition de la Commission).

Balkans occidentaux : success story

En octobre 2012, l’étude de faisabilité de la Commission sur le Kosovo avait été positif avec une condition : le bon déroulement des négociations avec la Serbie. Cet accord devra néanmoins respecter les différentes positions des Etats membres quant au statut du Kosovo. C’est pourquoi il est précisé que la signature de ce type d’accord ne constitue pas une reconnaissance du Kosovo comme Etat, ni par l’UE ni par les Etats membres.

(*) Un tel accord a déjà été établi avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, l’ex République Yougoslave de Macédoine, la Serbie et le Monténégro.

(avec Marine Formentini)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).