Les juges constitutionnels comptent pour du beurre

Le juge constitutionnel portugais a censuré vendredi soir une partie du plan d’austérité notamment la baisse des indemnités-maladie et des indemnités-chômage, jugées contraires à la Constitution. Peu importe a répliqué très vite la Commission européenne. Il faut « identifier les mesures nécessaires » pour respecter les objectifs budgétaires. « Tout écart des objectifs du plan d’aide ou leur renégociation neutraliserait les efforts déjà accomplis ». « C’est une condition préalable à un éventuel allongement des prêts accordés au Portugal ». Si après cela on n’a pas compris ! L’exécutif européen n’avait cependant pas un langage aussi dur quand la chancelière allemande Angela Merkel s’était réfugiée (en décembre 2009) derrière sa loi fondamentale pour ne pas taxer les bonus bancaires. Il est vrai qu’on ne prête qu’aux riches ! (NGV)

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).