Députés européens. La solution « pragmatique » était la seule possible (Trzaskowski)

(BRUXELLES2) La question d’une nouvelle répartition du nombre de députés par pays n’a pas suscité grand débat au Parlement européen lors de la dernière session plénière en mars. Le rapport Gualtiari – Trzaskowski a ainsi été adopté sans coup férir avec 536 voix pour, 111 contre et 44 abstentions. Il s’agit d’assurer la représentation européenne pour la Croatie sans perturber de façon fondamentale la représentation des autres pays. B2 a rencontré l’un des deux rapporteurs, le polonais du PPE, Rafal Trzaskowski. Parfait francophone, il est difficile de lui en remonter sur le questions institutionnelles. « C’est le sujet de ma thèse, la dynamique de la réforme constitutionnelle » explique-t-il. « J’étais présent lors de la réunion à Cambridge où s’est élaboré le fameux « compromis de Cambridge » qui évoque une règle mathématique pour répartir les sièges ». Mais Rafal Trzaskowski défend le compromis approuvé par le Parlement. « Ce n’est pas vrai de dire que c’est contre le Traité » explique-t-il notamment avant de détailler les différentes options envisagées qui ont, finalement, conduit à cette solution « pragmatique », la moins pire des solutions. Si réforme, il y a, il estime qu’elle doit se produire dans un cadre plus général de réforme des institutions. « Il n’est pas possible de discuter la réforme d’une institution, sans revoir le fonctionnement des autres » estime-t-il. Si la représentation est davantage proportionnelle au Parlement, il faudrait envisager d’avoir au Conseil un vote égalitaire par pays.

Texte complet de l’interview réservé aux abonnés du Club

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).