A la découverte d’EUTM Mali (2013)

Share

(BRUXELLES2 à Koulikoro) Après Abidjan, je suis allé rendre visite à l’équipe européenne de formateurs de l’armée malienne (EUTM Mali) qui vient tout juste de commencer les formations de son premier bataillon malien, dénommé Warraba, « Les Lions » en bambara (la langue locale principalement parlée dans le sud du pays (que je maitrise pas encore totalement 🙂 ).

La chaleur…

Avec un vecteur dont on peut avoir conscience, théoriquement, avant de partir, mais qui est une réalité frappante, la chaleur, écrasante dès les premières heures de la journée mais qui augmente rapidement. On dépasse les 40° à l’ombre (ce qui peut apparaître frais pour ceux qui sont dans le nord, comme dans l’Adrar des Ifoghas, où on atteint facilement les 50°).

Une adaptation nécessaire…

Autant dire que toute activité est ralentie, voire stoppée entre 12h et 16h. Si pour les Français de l’infanterie de marine, c’est un peu leur terrain habituel, comme pour les Britanniques du Royal Irish Regiment, qui ont le pied aguerri outre-mer, pour certaines troupes, il a fallu « quelques jours d’adaptation » ainsi que l’a précisé un officier. Assez logique d’ailleurs « Nos amis finlandais ont franchi en quelques heures 70° d’amplitude, passant de – 25° à près de 45° ! ». Il est évident ainsi que les habitudes protocolaires de certaines armées ont rapidement été revues, et les gants ou habits trop épais remisés dans les malles.

Entre Bamako et Koulikoro

Quelques dizaines de kilomètres d’une route goudronnée, en bon état, mais avec une circulation intense. Même si « c’est l’Afrique », la circulation est assez ordonnée, piétons d’un coté, voitures de l’autre… Mais chargée… de camions, de voitures individuelles, motocyclettes, convois militaires… De temps en temps, une chèvre ou un âne franchit le passage. Mais c’est la vie. Ou un camion au chargement brinquebalant peut le perdre. Un système de péages existe, dont le tarif est affiché officiellement, mais qui se pratique ensuite un peu à la tête du client. Certains paient, d’autres non… Il y a aussi des check-points, plus ou moins illégaux, sorte de dime prélevée au passage.

Arrivée au camp de Koulikoro

Nous sommes trois journalistes – des précurseurs également – dans les deux voitures (F. Pons de Valeurs actuelles, une équipe de la BBC, et votre serviteur) pour rendre visite aux soldats maliens et à leurs formateurs, accompagnés de notre guide-mentor, le Ltt Col de Cussac (qui s’occupe avec brio de la comm’ d’EUTM Mali). Nous arrivons au camp de Koulikoro, une bourgade de 30.000 habitants, environ, plutôt paisible avec ses ateliers de ferronnerie, ses petits commerçants et ses pêcheurs, situé en bordure du fleuve Niger, majestueux, qui coule un peu plus bas, attendant les pluies qui s’annoncent (vers mai-juin).

(Nicolas Gros-VErheyde)

Lire la suite du reportage :

  1. Les hélico belges de permanence Medevac à Bamako
  2. Les « experts » de EUTM Mali…
  3. Eutm Mali. Une formation axée autour d’un mot-clé : cohésion