Dernières nouvelles de la piraterie (2 mars 2013) (MAJ)

(BRUXELLES2)

(crédit : DICOD / Marine nationale)

Piraterie: la frégate Courbet s’entraine à Djibouti

La frégate légère furtive Courbet a relevé, le 20 février, son bateau-soeur, le Surcouf, pour rejoindre l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. Quittant le port de Djibouti, elle a mené une succession d’exercices en mer avec toutes les composantes des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).

L’Ukraine participera à l’opération anti-piraterie de l’OTAN

La frégate ukrainienne Hetman Sahaydachniy, le navire amiral de la Marine ukrainienne, devrait participera à l’opération anti-piraterie de l’OTAN. En marge du conseil des ministres de la Défense de l’Alliance, vendredi (22 février), le ministre ukrainien de la Défense, Pavlo Lebedev, a signé une lettre confirmant cette intention avec le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen. « L’échange de lettres sert à confirmer l’offre de l’Ukraine et l’intention de l’OTAN de passer à la dernière étape de la certification technique qui est nécessaire pour que la contribution de l’Ukraine soit capable de fonctionner efficacement avec les navires de l’OTAN. »

Condamnation de pirates à Abu Dhabi

La cour d’appel fédérale d’Abu Dhabi a confirmé lundi (25 février), les peines prononcées contre 10 pirates, pour avoir attaqué un vraquier émirati. En avril 2011, alors que le MV Arrilah-1 était en mer d’Arabie, en route vers Dubai avec un chargement d’aluminium pris en Australie, les pirates l’avaient pris d’assaut – utilisant armes légères et explosifs – dans un siège qui avait duré 30 heures jusqu’à que les forces spéciales émirati, soutenues par le navire américain USS Enterprise de la 5e flotte, basée à Bahrein, intervienne. Le tribunal de première instance les avait condamné à la prison à vie en mai, selon le site Jurist, en indiquant qu’après une peine de 25 ans ils seraient expulsés.

Ouverture du centre RAPPICC aux Seychelles

Les Seychelles ont inauguré, le 25 février, leur centre régional de coordination du renseignement et des poursuites contre la piraterie (ou RAPPICC comme Regional Anti-Piracy Prosecution and Intelligence Coordination Centre), ainsi que l’annonce le quotidien local the Nation. Ce centre avait été décidé lors de la réunion de Londres sur la piraterie il y a un an (lire aussi : Jugement des pirates : les solutions de Londres). Le ministre seychellois des Transports, Joel Morgan, et le ministre britannique pour les Affaires maritimes et les Affaires étrangères, Alistair Burton, ont ainsi signé un accord opérationnel et de partenariat pour la mise en place de ce centre, qui aura un côté opérationnel — l’échange de renseignements sur la poursuite des pirates — et un côté de formation. Le bâtiment inauguré dispose ainsi d’une salle de conférence et des salles de formation.

Amnistie pour les pirates, les jeunes surtout

Le président somalien Hassan Cheikh Mohamoud a détaillé son projet d’amnistie pour les pirates dans une interview exclusive à l’AFP le 28 février. Cette amnistie ne concernerait que les jeunes pas les chefs. « Le problème est celui des chefs (pirates). Certains ont été inculpés, et (l’organisation de coopération policière internationale) Interpol est à leur poursuite, des procédures sont en cours dans certains pays contre d’autres, aussi nous ne négocions pas avec eux, nous ne leur offrons pas d’amnistie. L’amnistie est pour les jeunes », a-t-il précisé. A ceux-ci, il espère pouvoir leur offrir une reconversion professionnelle, pour « en finir » avec les attaques au large des côtes de son pays.

Mission Jeanne d’Arc dans l’Océan indien

Le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues participeront à la mission Eunavfor Atalanta au printemps. A bord, outre les équipages respectifs, 135 officiers élèves de la promotion 2010 de l’École navale, qui embarqueront « pour parfaire leur formation ». Le déploiement anti-piraterie s’intègre en effet dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013 de formation. Entre mars et juillet, la mission sera ainsi déployée en océan Atlantique, en mer Méditerranée puis en océan Indien.

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