Mort au combat pour la France (et la Belgique)

(BRUXELLES2) La mort d’un légionnaire du 2e REP près de Tessalit a suscité des réactions des deux côtés de la frontière franco-belge. Le sergent-chef de 33 ans, décédé dans un accrochage était, en effet, originaire de Brecht (près de la frontière néerlandaise, non loin de Breda). Naturalisé français, il avait gardé sa nationalité belge. Et c’est ainsi que tour à tour, le ministre français de la Défense, JY Le Drian, puis le ministère belge des Affaires étrangères, Didier Reynders ont adressé leurs condoléances à la famille.

« Le sergent-chef Harold Vormezeele est tombé en accomplissant la mission qui lui avait été donnée, pour défendre sur le sol malien notre sécurité et notre liberté. Avec ses frères d’armes, je rends hommage à Harold Vormezeele, mort pour la France. Notre détermination à combattre les groupes terroristes qui menacent l’intégrité du Mali est totale et nos opérations se poursuivront, sous l’autorité du Président de la République », a ainsi déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Tandis qu’en fin de soirée, Didier Reynders faisait part « avec tristesse du décès du sergent-chef Harold Vormezeele » et présenté « ses sincères condoléances à sa famille et ses amis ».

Sous-officier de la section de commandos parachutistes du 2e Régiment étranger de parachutistes (2e REP) de Calvi, Harold Vormezeele a été tué lors de combats menés à 50 km au sud de Tessalit. C’est le second militaire mort pour la France au Mali, après le chef de bataillon Damien Boiteux, mort au combat dans les premières heures de l’opération Serval.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

Commentaires fermés.