Le coup d’après

(BRUXELLES2) Au Sahel, il est important de préparer le « coup d’après » pour éviter d’être pris à nouveau « par surprise » d’ici deux ou trois ans, par une nouvelle aggravation de la situation. La mission européenne visant à renforcer les capacités du Sahel (EUCAP) s’est déjà déployée au Niger. Non sans difficultés il est vrai. Mais elle est maintenant à l’oeuvre. La mission européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali) va commencer à se déployer dans deux semaines. D’abord par la mission expertise, ensuite pour les formations qui devraient ainsi démarrer fin mars – début avril. Mais elle n’aura comme mission que la formation des militaires et l’assistance au ministère de la Défense.

Le renforcement du pouvoir « civil est urgent

Du côté de la justice et de la police, pourtant nécessaires et tout aussi important pour la remise en place de l’Etat de droit, surtout au nord du pays, rien n’est prévu. Certes l’extension de la mission EUCAP Sahel vers le Mali est envisagé. Mais il ne s’agit pas, là, de trainer encore un an ou deux ans comme on l’a fait pour la mission « frontières » en Libye ou pour la mission EUCAP Niger… C’est tout de suite qu’il faut agir pour stabiliser le Mali. Et l’Europe a tout son rôle à jouer.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).