La Belgique confirme son engagement dans EUTM Mali (maj)

(BRUXELLES2) A l’issue d’une réunion restreinte du Conseil des ministres, le gouvernement belge a décidé de s’engager dans l’opération européenne de formation de l’armée malienne (EUTM Mali), ont annoncé de concert les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders et Pieter de Crem.

Les hélicoptères d’évacuation médicale changeront ainsi de casquette opérationnelle le 15 mars, passant du commandement français (soutien à l’opération Serval) au commandement européen. Le lieu d’implantation devrait être changé, passant de Sévaré à Koulikoro, selon nos sources. Des forces de protection belges pourraient être aussi mises à disposition de la mission européenne mais de façon « proportionnée (aux) efforts fournis par d’autres partenaires européens ». Quant à la mission des avions C-130, engagés dans l’opération Serval, elle devrait cesser dès la fin février. Cet engagement dans la mission EUTM Mali et ce désengagement de l’opération Serval est le fruit d’un savant équilibre politique, opérationnel et financier.

L’objectif est de ne pas grever, outre-mesure, le budget des opérations de l’armée belge, déjà engagée sur d’autres fronts en Afrique. Dans le même temps, il s’agit de ne pas bloquer les opérations européennes de Défense, pour lesquelles la Belgique a souvent milité. Mais aussi de pousser un peu certains partenaires européens, beaucoup plus timides dans leur engagement. Enfin, et aussi, il s’agit de préserver les compétences de l’armée belge en Afrique, dont c’est un peu l’élément naturel.

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).