Condoléances européennes après la prise d’otages en Algerie

Le site gazier d’In Amenas photographié par satellite le 8 janvier (crédit : Astrium)

(BRUXELLES2) La prise d’otages sème la consternation au niveau européen. « Au nom des 27, je présente mes condoléances aux familles des victimes de l’attaque terroriste sur le site gazier d’In Amenas, en Algérie. J’exprime mon soutien aux autorités algériennes et aux gouvernements des personnes qui ont été tuées ou blessées » vient d’annoncer la Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton. « Ces événements démontrent une fois de plus la menace posée par les groupes extrémistes violents en Afrique du Nord et à travers le monde. Nous continuerons de travailler étroitement avec nos partenaires internationaux pour combattre le terrorisme » a-t-elle ajouté.

Des Européens parmi les preneurs d’otages ?

Selon les dépêches, 23(+25?) otages ont été tués : 3 Britanniques (+ 3 disparus), 1 Américain (+ 2 disparus), 1 Français, 1 Algérien, 1 Roumain (+ 1 autre blessé), 12 Japonais, 1 Colombien. Par ailleurs, 5 Norvégiens, 2 Malaisiens, 2 Philippins sont disparus. 32 des preneurs d’otages auraient été tués. Ils étaient de nationalité différentes. La confusion régnant sur les différentes nationalités — on a parlé de 2 ou 3 Belges tués — pourraient être dues à ce qu’ils pouvaient porter des identités (passeports) de pays européens, identités réelles (simple nationalité ou double nationalité) ou factices. On sait que plusieurs Européens ont été repérés dans la zone sahélienne (Belges, Français notamment) ou stoppés avant leur départ.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).