Les 27 soutiennent l’opération française et africaine au Mali

Les 27 soutiennent l’opération française et africaine au Mali

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Tieman Coulibaly, Catherine Ashton et Pierre Vimont (secrétaire général du service diplomatique européen) à la table des ministres jeudi (© T. Monasse)

(BRUXELLES2) Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union, réunis ce jeudi (17 janvier) à Bruxelles, ont voulu poser un acte important : marquer la préoccupation des 27 face à la situation au Mali et montrer leur solidarité avec les opérations en cours particulièrement l’opération française (lire aussi : L’Europe sans réaction, la France toute seule… mmm). Ils ont ainsi « salué la réponse rapide de la France, soutenue par d’autres Etats membres de l’UE », à la demande d’assistance militaire du Mali.

La France n’est pas seule

« La France n’est pas seule » a ainsi tenu à souligner Catherine Ashton lors de sa conférence de presse (répondant à une question de B2). « Elle a joué un rôle clé dans le pilotage de la stratégie Sahel depuis des mois, avec d’autres pays européens ». C’est « une pièce essentielle (key part) de l’Union européenne, elle a agit dans la bonne direction (right way). Elle a apporté une contribution extraordinaire. Nous voyons comment cette action militaire est nécessaire. » Quant à l’action européenne, elle a « un rôle de soutien, de logistique, de réunir tout le monde ensemble pour travailler ensemble, et prévoir les solutions à court, moyen et long terme ». Nombre de pays européens ont d’ailleurs profité de leur présence à Bruxelles pour confirmer leur engagement soit dans la mission européenne, soit en soutien de la mission française.

Soutien à la mission africaine

Les 27 ont aussi (et surtout) d’accompagner la montée en puissance de la MISMA (la mission de stabilisation sous conduite africaine). L’UE va ainsi dégager une aide financière par la Facilité de paix pour l’Afrique (comme elle fait pour l’Amisom). Le montant devrait être de 50 millions d’euros (dans un premier temps). La Haute représentante a ainsi reçu le « mandat » d’accélérer les préparatifs de cet appui qui ne sera pas que financier d’ailleurs mais devrait aussi être « logistique ». L’ensemble des avions de transport que les Européens mettent à disposition, aujourd’hui, de l’opération Serval pourrait aussi servir à acheminer les soldats africains. Et une « clearing house » (salle d’échange) pourrait être mise en place pour gérer tous les transports. En termes logistiques, les troupes africaines manquent aussi de moyens de communications ou satellites, que les Européens pourraient fournir.

Lire aussi : L’Europe sans réaction, la France toute seule… mmm. Faut pas exagérer