Accord entre Belgrade et Pristina sur un contrôle commun aux frontières

Accord entre Belgrade et Pristina sur un contrôle commun aux frontières

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(BRUXELLES2) Alors que la semaine dernière les relations étaient loin d’être au beau fixe entre Serbes et Kosovars*, les deux Premiers Ministres, Ivica Dacic du côté serbe et Hashim Thaçi du côté kosovar, ont accepté d’envoyer des officiers de liaisons respectifs à Belgrade et Pristina et ont considéré les avancées sur l’accord de gestion intégrée des frontières (IBM) afin de mettre en place les points de contrôle communs aux frontières. La décision a été prise à Bruxelles lors de la 3e réunion de facilitation du dialogue entre les deux pays, menée sous l’égide de l’Union européenne.

Points de contrôle aux frontières communs

Les deux hommes se sont accordés d’envoyer des officiers de liaisons respectifs. Ce qui est un point non négligeable pour les discussions entre les deux capitales. Des discussions s’étaient déjà tenues lors des deux premières réunions du 19 octobre et du 7 novembre. Dans un premier temps l’Union européenne et ses délégations à Belgrade et Pristina serviront de bureau aux deux officiers. Concernant l’IBM, un accord de principe était intervenu il y a un an. Cette fois, le groupe de travail a élaboré l’accord et les détails ont été fixés. En tout ce sont quatre points de contrôle communs qui seront mis en place avant la fin de l’année 2012. Deux premiers points, 1 (Jarinje) & 3 (Merdare), seront opérationnels dès le 10 décembre. Les deux autres, 5 (Drini I Bardhe) & 31 (Brnjak), seront prêts pour le 31 décembre 2012.

La prochaine réunion, qui se tiendra le 17 janvier, devrait porter sur la protection de la communauté serbe au sein du Kosovo. Le premier Ministre kosovar Thaçi a déjà confirmé la mise en place d’une unité spéciale de police multi-ethnique visant à protéger « l’héritage culturel et religieux ». Les deux pays devraient aussi y discuter des moyens d’assurer la transparence des flux monétaires entre Belgrade et la communauté serbe au Kosovo. Les travaux en matière d’énergie et de télécommunications ont été laissés aux experts et seront également à l’agenda de janvier. Dernier point, une coopération accrue entre les commissions des personnes disparues devrait se mettre en place petit à petit.

(*) après l’acquittement en appel pour manque de preuves tangibles, par le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie, de Ramush Haradinaj, accusé de Crime de guerre et Crime contre l’Humanité contre des Serbes, des Roms et des Albanais.

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