La piraterie ce n’est pas fini. Potts rappelle à l’ordre les plaisanciers et autres navires

(BRUXELLES2) Le contre-amiral Potts, qui commande l’opération anti-piraterie de l’Union européenne  dans l’Océan indien (EUNAVFOR Atalanta) a sonné il y a quelques jours le rappel de la communauté maritime, notamment des propriétaires navires de plaisance et de loisirs. La diminution des attaques pirates au large de la Corne de l’Afrique fait, en effet, craindre aux marins d’Atalanta une baisse de vigilance et un redoublement des imprudences. Aussi Potts avertit : la menace demeure.

Extrême violence à l’arrivée pour les plaisanciers

« Nous assistons actuellement à un succès tactique (Mais) il est encore totalement réversible ». Et les propriétaires de navires doivent « continuer d’éviter le transit dans les zones à haut risque – sud de la mer Rouge, golfe d’Aden et la partie ouest de l’océan Indien ». On ne souligne pas assez – précise-t-il le « grave danger » qu’il y a, à traverser ces zones. Et de rappeler pour ceux qui l’auraient oublier que sur les 12 attaques de bateaux de plaisance subies dans les dernières années, « presque toutes ont conduit à la prise d’otage de l’équipage, avec une détention « en moyenne de 7 mois,  certains étant détenus depuis bien plus longtemps, avec des rançons considérables exigées pour la libération ». « L’extrême violence et les simulacres d’exécutions étant la norme ». Avis aux amateurs… en quelque sorte

A suivre : une sous déclaration des incidents

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).