L’Algérie partenaire incontournable pour le Mali. Les USA en visite

(B2) Hillary Clinton était ce 29 octobre à Alger afin de convaincre le Président Bouteflika du bien-fondé d’une intervention internationale au Mali. «Une discussion approfondie sur la situation dans la région et en particulier sur le Mali» selon la secrétaire d’Etat américaine pour qui c’est la seconde visite dans le pays cette année.

Privilégier la solution africaine

Tout en privilégiant la négociation, l’Algérie ne s’oppose pas à une opération armée, à condition que celle-ci soit exclusivement africaine et que ses propres troupes n’y participent pas. «Nous sommes convenus d’assurer le suivi de ces discussions par le biais de discussions d’experts et nous allons poursuivre ce travail en mode bilatéral et avec les partenaires de la région» a expliqué Mme Clinton.

La menace terroriste

L’Algérie est perçue comme incontournable tant par Paris que par Washington. Selon les Américains, le Président algérien a insisté sur l’importance de la menace terroriste et du trafic de drogue. En gros sur la complexité des facteurs à prendre en compte, car la présence internationale pourrait étendre le conflit et Alger redoute une déstabilisation de son territoire, notamment dans les régions où vit sa population touareg, large de 50.000 personnes. Dans tous les cas, la diplomatie américaine fait de la position algérienne un point-clé. «L’Algérie étant l’Etat le plus puissant du Sahel, elle est devenue un partenaire crucial pour s’occuper d’al-Qaida au Maghreb islamique» insistait un diplomate américain avant l’atterrissage.

Comments are closed.