Mali : on ne planifie pas mais on étudie des options. Nuance subtile…

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(BRUXELLES2) Les « 27 » ont décidé au conseil informel de la Défense de suivre de très près la situation au Mali. Même si le général Klotz, porte-parle adjoint du ministère français de la Défense, a nié la semaine dernière qu’une « planification était en cours » au niveau français, l’Union européenne prépare bien une réponse.

Ainsi lors de la dernière informelle des ministres de la Défense, à Nicosie, plusieurs ministres ont exprimé leur « inquiétude ». Et celle-ci est reflétée dans le communiqué publié à l’issue de la rencontre : « les ministres se déclarent inquiets de la situation sécuritaire et politique au Mali ». Un premier tour de table a été fait afin de déterminer quels pays seraient à même d’apporter un soutien à une telle opération. Mis à part la France, la Belgique a exprimé sa disponibilité pour envoyer sur le terrain des instructeurs et formateurs.

Un papier d’options pour la mi octobre ?

Le développement « d’options » pour soutenir l’effort de la communauté internationale est donc plus que jamais d’actualité. Il a ainsi été officiellement demandé aux structures de gestion de crise du Service diplomatique européen de plancher sur la question. Avec un délai relativement court. Puisque cette question figurera à l’ordre du jour du conseil des ministres des Affaires étrangères le 15 octobre. Le papier d’options est une des étapes de la planification… Il est vrai que celle-ci se passe au niveau européen et non au niveau français, on joue donc sur les mots.

Il restera cependant encore de nombreuses semaines avant un déploiement sur le terrain. En général, il faut « 3-4 à 6 mois entre le top départ politique et le déploiement sur le terrain » se remémore un expert qui a suivi le déploiement de la mission au Tchad. « Après avoir défini les besoins, il faut obtenir le feu vert au niveau national — du conseil des ministres et/ou du Parlement bien souvent — et recruter les différents personnels ».