Des Roumains à bord

(BRUXELLES2) La frégate roumaine Regele Ferdinand (F-221) est en route pour l’Océan indien. Elle a quitté Constanza mercredi (12 septembre) et passé le détroit de Bosphore le 13 (m’annoncent mes collègues turcs). Objectif : rejoindre l’opération de l’Union européenne contre les pirates (Eunavfor Atalanta), actuellement sous commandement italien. A son bord 236 marins commandés par Mihai Panait.

C’est une double première pour la marine roumaine. Elle n’avait pas jusqu’ici participé à une opération anti-pirates, ni aussi loin de sa zone habituelle. Ainsi le Regele Ferdinand avait participé aux opérations en Méditerranée de l’OTAN, la mission «Active Endeavour» anti-terroriste et de surveillance du trafic, et surtout « Unified Protector » sur la surveillance de l’embargo contre la Libye. C’est aussi la première fois que la frégate embarque une mission internationale un hélicoptère Puma, explique, pas peu fière la marine nationale.

Pour la Roumanie, c’est en ces temps de coupes dures dans les armées et de crise économique un instrument de fierté. D’autant que de nombreux marins embarqués sur les navires de commerce naviguent dans la région. Et certains ont déjà été pris en otage. Des Roumains étaient ainsi à bord du MV Asian Glory capturé en 2009, du St James Park en 2010 ou du Mv Dover en 2011 (selon la base de données de B2).