Le procès de 9 pirates en cours à Rotterdam

(B2) Accusés de tentative de meurtre sur des soldats néerlandais, le procès de neuf suspects de piraterie a commencé à Rotterdam (Pays-Bas) mardi (4 septembre). Ils avaient été interpellés, début avril 2011, par la frégate néerlandaise Hr. Ms. Tromp lors d’une action concertée avec une autre frégate de l’OTAN, le danois Esbern Snare, qui avait permis la libération d’un bateau de pêche iranien Hormuz, pris en otage par les pirates (pour servir de bateau-mère). Les échanges de tirs avaient été nourris. Deux pirates avaient été tués et trois blessés lors de l’assaut. Sept des autres suspects arrêtés ont été libérés. Le jugement est attendu dans la semaine du 8 octobre. C’est la troisième fois que les Néerlandais rapatrient des pirates de l’Océan indien pour les juger sur le continent.

Lire aussi : La libération d’un navire iranien en imagesLes marines de tous pays passent à l’offensive dans l’Océan indien

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Les six pirates du Burhan Noor en jugement aux Seychelles

(BRUXELLES2) Les six pirates arrêtés par les forces de la coalition près des côtes somaliennes après 4 jours de traque le long des côtes somaliennes (lire : Quatre jours de traque le long des côtes somaliennes) ont comparu vendredi (7 septembre) devant un juge des Seychelles. Placés en détention provisoire, ils doivent comparaître le 18 septembre devant la Cour suprême de ce pays. Les six – âgés de 15 à 38 ans – sont accusés d’avoir capturé au large de la Somalie un dhow, le Bourhan Noor, battant pavillon des Comores,  qui se rendait au port de Sharjah (Emirates arabes unis). Ils avaient été arrêtés, au terme d’une course poursuite, qui impliquait plusieurs navires de la coalition par le HLNMS Rotterdam (de la force Ocean Shield de l’OTAN). Le navire néerlandais les avait transférés le 1er septembre aux autorités de Port-Victoria.

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Rideau rouge pour Atalanta

(crédit : Letzte Kleinod)

(BRUXELLES2) “Atalanta” ce n’est pas seulement le nom de code d’une opération européenne visant à lutter contre piraterie, c’est aussi désormais le nom d’une pièce de théâtre.

Créée par la troupe allemande, Das Letzte Kleinod (Le dernier trésor), cette performance a été jouée jeudi (6 septembre) sur le JadeWeserPort, avec en toile de fond, les portes-conteneurs du port de Wilhelmshaven. Lieu stratégique s’il en est puisque c’est de là que partent les frégates allemandes pour l’opération anti-piraterie.Tout juste ! Car cette pièce entend décrire la capture des navires, la vie des marins à bord, la négociation…  Pour donner à sa pièce toute sa vérité, le metteur en scène Jens-Erwin Siemssen et sa collaboratrice Melanie Pieper ont été sur place au Kenya et en Tanzanie, et ont parlé avec les armateurs, les marins des navires détournés… Ils adorent transposer leurs pièces sur les lieux même en rapport avec les évènements qu’ils retracent et non pas dans les salles aux rideaux rouge.

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Dernières nouvelles de la piraterie (9 septembre)

(BRUXELLES2) Des activités suspectes continuent d’être signalées dans le sud de la mer Rouge (SRS) et dans la région au nord du détroit de Bab-al-Mandeb (BAM). Les « navires marchands sont ainsi invités – par les forces de la coalition anti-pirates – « à être particulièrement vigilants et faire en sorte que les mesures d’auto protection sont en place » (lire également : Ne pas baisser la garde maintenant !). La saison de la mousson du Sud-Ouest, entre Juin et Septembre, rend en effet difficile la navigation pour les petits skiffs pirates en haute mer. Et ceux-ci se sont rabattus sur des zones moins exposées comme le Golfe d’Aden (GOA), le sud de la mer rouge ou le détroit de Bab-al-Mandeb.

Attention aux méprises

Les navires marchands sont cependant avertis de ne pas se méprendre et faire un bavure, particulièrement au large de l’Inde, où plusieurs incidents ont été observés. « Un grand nombre de navires de pêche opèrent également dans (ces zones) et jusqu’à 50 miles nautiques au large de la côte ouest de l’Inde. Les navires de pêche peuvent approcher un navire marchand pour maximiser les possibilités de pêche ou pour protéger les filets de pêche » prévient le QG de l’opération anti-piraterie de l’OTAN (Ocean Shield). Les navires de pêche indiens sont généralement effilés, motorisés, avec des moteurs hors-bord et avec 4 à 6 membres d’équipage. « Les capitaines sont donc priés de veiller à ce que font la distinction entre les navires de pêche et les pirates potentiels, les pêcheurs peuvent en effet parfois porter des armes légères » pour justement se protéger des pirates ou autres bandits des mers.

La piraterie courte s’ancre dans le Golfe de Guinée

C’est aujourd’hui au large du Golfe de Guinée qui s’est déplacée la piraterie. Mais selon des modalités et des objectifs différents. Les pirates interviennent essentiellement sur les navires pétroliers et barges d’exploitation nombreuses dans la zone. Le plus souvent, ils pillent le matériel à bord, prennent l’argent liquide et le pétrole le cas échéant, et s’en vont. Au besoin une rançon est rapidement négociée. La capture du navire peut être violente. Et, bien souvent, des marins peuvent être blessés. Mais c’est plus rarement qu’ils emmènent les otages à terre à la mode somalienne.

Ainsi la marine nigériane est intervenue mercredi (5 septembre), pour reprendre le contrôle d’un pétrolier de Singapour, le MT Abu Dhabi. Celui-ci avait été capturé, mardi soir, à 30 miles des côtes nigérianes, près de Lagos avec 23 indiens à bord. L’équipage s’était réfugié à bord d’une citadelle. Et les pirates ont fui à l’approche du navire de la marine nigériane. Aucun coup de feu n’a été échangé, souligne celle-ci.

Deux semaines plus tôt, c’est la frégate française Ventôse qui était intervenue « en coordination avec les autorités nigériennes », pour repérer un pétrolier battant pavillon britannique, avec 50.000 T. de pétrole, a été détourné par des pirates au large du Togo, le 28 août. « Après une journée de recherche, un vol de l’hélicoptère du Ventôse a permis de localiser le pétrolier » précise la marine nationale française. Une filature effectuée « en toute discrétion ». Cette « traque silencieuse a duré jusqu’à ce que l’hélicoptère décèle deux embarcations rapides se dirigeant vers la côte. Un contact avec le bord a confirmé que les pirates étaient bel et bien partis ». Sur place, la situation n’était pas mirifique. Deux marins de l’équipage (qui en comptait 26) avaient été blessés et laissés sans soins depuis 48 heures. Le médecin du bord du Ventôse est monté à bord du pétrolier pour soigner les deux hommes, dont l’un « souffrait d’une blessure par balle à la jambe ». Le pétrolier a ensuite poursuivi son chemin.

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Un hélicoptère italien essuie des coups de feux lire ici

Lire aussi, publié ces derniers jours :

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Un hélicoptère italien essuie des coups de feu au large de la Somalie

(BRUXELLES2) Un hélicoptère italien du San Giusto, le navire amiral de la force européenne anti-piraterie (EUNavfor Atalanta) a essuyé des coups de feux, jeudi (6 septembre) alors qu’il était en patrouille le long des côtes somaliennes, survolant des navires capturés par les pirate. Un des deux pilotes a été légèrement blessé au cou par des éclats de plexiglas, qui ont volé sous l’effet des balles. Il est revenu sans encombre à bord du navire, où il a été soigné.

D’après les premières informations communiquées par la marine italienne, les coups de feu ont bien été tirés à partir du navire soupçonné d’être aux mains des pirates. « L’hélicoptère n’a pas répliqué pour ne pas mettre en danger la sécurité des otages » précise la défense italienne.

Ce n’est pas la première fois qu’un hélicoptère des coalitions anti-piraterie essuie des coups de feux au large des côtes somaliennes. Cela avait été le cas en mai dernier, peu avant la première action “offensive” d’Eunavfor Atalanta ; un hélicoptère néerlandais ayant été visé par un tir de RPG (lire : Tir contre un hélicoptère néerlandais d’Eunavfor).

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