Pas touche à ma défense ?

(BRUXELLES2) L’armée batave ne devrait être plus que l’ombre d’elle-même d’ici quelques années. Les Pays-Bas ont déjà adopté un objectif d’économies de 1 milliard d’euros sur 4 ans (250 millions par an). L’effort portera sur les hommes et femmes de la Défense : 12.000 postes budgétaires doivent être supprimés. Et personne ne se hâte à aller contre ces économies. Les syndicats – Les Pays-Bas autorisent la syndicalisation des militaires – ont d’ailleurs lancé une campagne “Ne touchez pas à la défense”. Mais il y a encore du chemin à faire pour contrer un sentiment du en plus prégnant dans l’opinion publique qui considère que quitte à faire des économies, autant le faire sur la Défense, le lieu idéal pour exercer la pression. La campagne électorale est démarrée ; le renouvellement anticipé du Parlement est prévu en septembre. Et peu de partis politiques (sauf les libéraux du VVD) n’ont pas leur petite idée pour économiser sur la défense.

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Un nouveau haut représentant civil de l’OTAN en Afghanistan à l’automne

(BRUXELLES2) C’est un Néerlandais qui va prendre les rênes de la représentation civile de l’alliance atlantique en Afghanistan. L’ambassadeur actuel du Royaume des Pays Bas en Estonie, Maurits R. Jochems, prendra ses fonctions en octobre. Il remplacera l’ambassadeur Simon Gass, qui occupait ce poste depuis un peu plus d’un an, avril 2011.

C’est pour son parcours et ses qualités de spécialiste de la question afghane que M. Jochems a été choisi. Il avait déjà été en 2008 haut représentant civil par intérim en Afghanistan. Il a également été présent au Pakistan après le tremblement de terre de 2005, en qualité de secrétaire général adjoint délégué pour la planification au sein de la Division Opérations du Secrétariat International de l’OTAN. Ce diplômé de l’Académie Militaire Royale a également par le passé servi les Pays Bas au sein des ambassades de Kingston, Bonn, Beyrouth, Rome et Bruxelles. Il a ensuite été, jusqu’à son départ pour le Pakistan, directeur de l’agence de développement du ministère des Affaires étrangères néerlandais.

« Sa désignation intervient à un moment déterminant pour la FIAS (Force Internationale d’Assistance et de Sécurité) - a souligné le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen - alors que les zones dans lesquelles nous continuons à transférer le contrôle de la sécurité aux forces de sécurité nationales afghanes sont toujours plus nombreuses ». Son objectif est clair, il sera de « forger un partenariat de travail étroit avec le gouvernement afghan et les autres acteurs concernés (…) si l’on veut que l’Afghanistan devienne un pays stable et prospère» a annoncé Maurits Jochems dans son communiqué.

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L’UE continuera à soutenir l’opposition biélorusse…

(BRUXELLES2) La réunion des ambassadeurs du COPS, en plein mois d’août, aura été essentiellement symbolique : marquer le soutien des 27 à la Suède dans son bras de fer avec la Biélorussie et la désapprobation  vis-à-vis de la politique du gouvernement biélorusse. Les 27 ont ainsi endossé les précédentes déclarations de la Haute représentante de l’UE et exprimé leur « grave préoccupation sur la décision prise par le Belarus » d’expulser les diplomates suédois (lire : Entre Belarus et Suédois, le torchon brûle). Ils ont aussi affirmé qu’ils n’entendaient en rien renoncer au soutien pour promouvoir la démocratie dans l’ex-république soviétique et soutenir l’opposition biélorusse.

Les ambassadeurs biélorusses convoqués

Les mesures prises par le Belarus « impactent » les conditions du dialogue politique entre l’UE et la Biélorussie ; la restriction des contacts politiques avec le Bélarus reste à l’ordre du jour et sera « soumise à l’attention nécessaire ». Les ambassadeurs de Biélorussie dans les différents Etats membres comme auprès de l’Union européenne devraient ainsi être convoqués afin de protester contre cette attitude et délivrer le message européen. L’UE tiendra ainsi compte dans sa mise à jour des mesures restrictives contre le régime Loukashenko – prévue d’ici le 31 Octobre 2012, de la « situation découlant de la crise diplomatique actuelle causée par le Bélarus » en plus de évolutions internes en Biélorussie — la répression continue contre la société civile, le sort des prisonniers politiques et la tenue des prochaines élections législatives.

Le soutien à l’opposition

L’Union européenne reste attachée à certaines « valeurs, comme « la démocratie, les droits de l’homme et la primauté du droit » et les Européens ont affirmé vouloir  « poursuivre et élargir leur engagement et leur soutien à la société civile et aux acteurs démocratiques en Bélarus ». Une formule qui n’est pas que de style… On se rappelle que c’est en effet le largage d’ours en peluche – sur une initiative “privée” suédoise – qui a suscité l’ire de Minsk contre la Suède. La Commission européenne et le service diplomatique (SEAE) sont donc invités à plancher sur le sujet et à proposer aux 27 ambassadeurs du COPS des « mesures concrètes dès que possible ».

L’effet des sanctions très relatif sur la situation des prisonniers politiques

Les 27 ont également exprimé leur « consternation qu’aucun des autres prisonniers politiques n’ont été libérés » dans le cadre de la récente amnistie. Ils demeurent « profondément préoccupés » par les conditions de détention des prisonniers politiques et appellent « une fois de plus » à leur libération « immédiate » et leur « complète » réhabilitation.

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