Le général Rouby prend la tête de la RP militaire française Bruxelles

Le général Rouby (à gauche) accompagnant le chef d'Etat-Major français d'alors, l'amiral Guillaud lors de sa visite au Shape (crédit : OTAN)

(BRUXELLES2) C’est un terrien qui remplace un marin. Le général (de corps d’armée) Gilles Rouby arrive (revient) à Bruxelles comme chef de la représentation militaire de la France tant auprès de l’Union européenne que de l’OTAN. Il remplace à ce poste le Vice-amiral d’Escadre Xavier Païtard. Aujourd’hui général de division, il n’aura pas un grand dépaysement ni de grands kilomètres à franchir. Il est un peu comme un poisson dans l’eau dans les institutions multinationales militaires. Puisqu’il est chef de la représentation militaire française au Shape depuis juillet 2009.

Le général Rouby avait officié auparavant au siège de l’Alliance atlantique, comme numéro 2 à la représentation permanente militaire de la France, en 2008, quand la réintégration de l’hexagone dans l’Alliance atlantique avait commencé d’être mis en oeuvre. Dans l’ouvrage coordonné par Pierre Pascallon et André Dumoulin « Quelle politique de sécurité et de défense pour l’Europe ? », publié en 2009, il défend notamment cette option estimant qu’elle est complémentaire à l’option européenne de la PESD. Il avait aussi – et surtout – écrit en 2004 une analyse portant sur l’UE et l’OTAN, « partenariat ou concurrence » (télécharger ici). Le poste de représentant militaire à « double tête » (UE et OTAN) lui parait donc taillé sur mesure.

Formé aux transmissions, le général Rouby est un habitué du dialogue avec la presse pour avoir été aux commandes du Sirpa Terre ; il a dirigé auparavant la Division Emploi de l’Etat-Major des armées. Il avait été cité un moment, notamment par mon collègue Merchet (Secret Défense) comme un des potentiels futurs directeurs de l’IHEDN, l’Institut des Hautes études de la Défense nationale. Institut dont il avait auditeur lors de la 54e session en 2004.

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Ashton et Jalili ne partiront pas en vacances ensemble

Saaed Jalili en négociation (crédit : Commission européenne)

(B2) La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères s’est entretenue jeudi (2 Août), avec Saïd Jalili, le négociateur en chef iranien sur le programme nucléaire afin d’examiner comment faire avancer les pourparlers. «J’ai bien fait comprendre qu’il fallait à présent que l’Iran traite les problèmes que nous avons évoqués de façon à établir un climat de confiance» a souligné Catherine Ashton. La chef du service diplomatique européen devrait, après une période d’un mois de réflexion, s’entretenir à nouveau avec le Dr. Jalili, sans donner plus de précisions quant aux modalités de la discussion ou sur les interlocuteurs qui y participeront. Le dialogue a repris en avril avec le groupe E3 + 3 composé des trois pays européens – le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne – ainsi que des Etats-Unis, la Russie et la Chine. Pour l’Union, l’objectif demeure d’arriver à des «solutions diplomatiques qui permettraient d’apaiser les préoccupations de la communauté internationale concernant le programme nucléaire iranien» a déclaré Mme Ashton.

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