Il faut renforcer la mission de l’ONU dans l’est du Congo, demandent deux eurodéputés belges

(B2) Deux anciens dirigeants belges, Louis Michel et Guy Verhofstadt, tous deux eurodéputés, ont retrouvé leurs accents publics pour plaider en faveur d’une intervention « renforcée » de l’ONU au Congo. L’ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, et l’ancien Premier ministre, aujourd’hui président de l’ADLE (le groupe libéral-démocrate au Parlement européen) ont demandé à Brazzaville, mardi, pour « la constitution immédiate d’une force internationale sous l’égide des Nations Unies avec un mandat renforcé, fondé sur le chapitre VII ». Objectif : « mettre un terme au risque de déstabilisation à l’Est du Congo qui a déjà fait plus de 800.000 déplacés dont 231.000 depuis avril 2012 », expliquent-ils dans un communiqué reçu à B2. « La communauté internationale a l’obligation morale d’intervenir pour apaiser le conflit et mettre un terme définitif aux exactions insupportables de toute une série de groupes armés » estime Louis Michel. « Le mandat de la Monusco (Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RD Congo) doit être renforcé pour qu’elle ait le moyen de mettre un terme à cette situation. Parallèlement, la communauté internationale doit encourager le dialogue permanent entre les pays de la région et plus particulièrement entre la RDC et le Rwanda. » a plaidé l’ancien ministre des Affaires étrangères qui a, toujours, été un partisan du rapprochement avec Kigali.

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Un appel d’offre à 2,4 milliards de dollars pour l’Indian Air Force

(B2) Le ministre indien de la défense a donné son feu vert pour une acquisition par l’Indian Air Force de 56 nouveaux avions de transport. L’appel d’offre qui devrait être rendu public bientôt, selon la presse indienne, consistera à remplacer ses 55 Hawker Siddeley HS 748. Cette ancienne flotte étant en service depuis les années 1960. Si l’on n’a pas encore beaucoup plus de détails sur cette appel d’offre, il semblerait que le ministère de la défense souhaite obtenir un échange technologique avec l’heureux élu. Celui-ci devrait, dans tous les cas, travailler avec le constructeur national Hindustan Aeronautics Limited (HAL) puisque si les 16 premiers pourront être construits de A à Z par l’entreprise sélectionnée, 16 autres devront posséder au moins 30% de composants indiens et 60% pour 24 restants. Le budget débloqué avoisine 2,4 milliards $.

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Eucap Nestor recrute 6 personnes

(BRUXELLES2) Il reste 24 heures pour envoyer votre CV si vous voulez candidater à un des derniers appels à recrutement de la nouvelle mission européenne de renforcement pour les capacités maritimes (EUCAP Nestor). 6 profils sont recherchés. 3 en détachement de membres d’Etats membres : un officier de liaison avec la Tanzanie – basé d’abord à Djiboubi puis à Dar es Salaam, dès que la Tanzanie aura approuvé l’envoi de la mission de l’UE ; deux agents du soutien (administration, marchés publics et finances) basés à Bruxelles. 3 autres postes sont recherchés en détachement ou en contractuels : deux agents chargés de la sécurité de la mission (l’un senior) et un/e infirmier. Les postes doivent être remplis “dès que possible”.

Télécharger la liste des profils recherchés = PDF (5) et le formulaire de candidature = doc_logo

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USA et Britanniques défendront la circulation dans le détroit d’Ormuz

(B2) Lors de leur rencontre à Washington, le 18 juillet, ministres britannique et américain de la Défense ont lancé un nouvel avertissement à l’Iran assurant que les Etats-Unis et la Grande Bretagne veillent au grain. « Une tentative iranienne pour fermer le détroit d’Ormuz à la navigation est quelque chose que nous serons en état à faire échouer». Il est clair que pour le secrétaire d’Etat américain à la défense « les Iraniens doivent comprendre que les Etats-Unis et la communauté internationale les tiendront directement pour responsable pour la moindre perturbation du trafic dans la région». Le ministre britannique Philip Hammond s’est d’ailleurs réjoui de la décision américaine d’envoyer le porte-avion USS John C. Stennis dans la région. Le détroit, par lequel passe un quart des acheminements en pétrole, sera en outre, en septembre, le théâtre d’un exercice international de dragage de mines réunissant plus de vingt Etats. Un exercice pas tout à fait inopiné…

Lire aussi : Philip Hammond veut conforter la relation spéciale Uk-Us

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L’opération Ocean Shield en peine de navires

(BRUXELLES2) On avait sur ce blog commenté les lacunes capacitaires de l’opération anti-piraterie de l’UE (EUNAVFOR Atalanta) au début de l’année. Obstacles surmontés. Mais sa petite soeur de l’OTAN, “Ocean Shield”, est aussi à la peine. Et de manière plus accrue et, semble-t-il, plus durable. L’opération anti-piraterie de l’OTAN végète en effet, actuellement avec seulement quelques navires – actuellement 3 voire 2. Taillée sur mesure pour la marine turque et danoise, elle continue de bénéficier d’un soutien régulier de ces pays : un ou deux navires turcs et la moitié de l’année d’un navire danois. Mais c’est à peu près tout…

Les autres alliés ont d’autres chats à fouetter et quand ils peuvent mettre un bateau de disponible, ils le mettent dans d’autres opérations – EUNAVFOR notamment – ou en bilatéral. Les Américains, eux-mêmes, semblent avoir d’autres priorités dans la région – avec notamment l’Iran – ou plus loin la Corée et la Chine. Et ils soutiennent déjà une autre opération, montée à leur initiative, la CTF 151. Quant aux Britanniques, la question est plus crue. Sous pression budgétaire constante, la flotte de Nelson est priée de bien cerner ses engagements ; elle ne dispose ainsi dans tout l’Océan indien que d’un seul navire en permanence. Et, là encore, la situation dans le détroit d’Ormuz requiert davantage son attention que la lutte contre la piraterie…

La logique opérationnelle et rationnelle commanderait de fermer cette opération en renforçant l’une ou l’autre des coalitions internationales. Mais il faudrait trouver une solution pour associer les marines turque et danoise, ou canadienne à l’opération européenne, par exemple. Ce qui n’est pas évident – le processus d’association de partenaires extérieurs à des opérations de l’UE est plutôt lourd. Et il se heurte à deux obstacles politiques de taille : l’opt-out danois en matière de défense d’une part ; le blocage turco-chypriote qui trouble les relations OTAN-UE de l’autre (et ce n’est pas près de changer sous présidence chypriote, sauf initiative de dernière minute). Pour un pays, comme la Turquie, cette opération – comme l’opération Active Endeavour – permet aussi de continuer à faire croiser des navires dans une zone régionale qu’il considère stratégique, sous un objectif louable (la lutte contre la piraterie ou la lutte contre le terrorisme). Enfin, la logique interne d’une organisation comme l’OTAN ne pèse pas en ce sens. Ce n’est jamais “facile de fermer une opération” explique un diplomate en poste à l ‘organisation.

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