L’OTAN boude les réunions de l’Union européenne… sous présidence chypriote ?

(BRUXELLES2) Invitée à la réunion des directeurs politiques de Défense, à Nicosie, cette semaine, l’OTAN n’a pas répondu présent. A vrai dire, elle n’a pas dit qu’elle ne viendrait pas ; elle a simplement observé un mutisme total. Sans doute une erreur d’adresse…

Cependant… Un responsable de l’OTAN est toujours présent aux réunions de travail de l’Union européenne. C’est d’ailleurs un moyen pratique qu’ont trouvé les responsables des deux organisations (A.F. Rasmussen et C. Ashton) pour renforcer les liens entre les deux organisations. Aux dernières réunions, c’était ainsi le secrétaire général adjoint de l’OTAN, Hüseyin Diriöz (de nationalité turque), qui venait.

Est-ce du fait que la réunion se déroulait sous la présidence chypriote et à Nicosie, que l’Alliance atlantique n’a pas voulu répondre à l’invitation ? Il y a de grandes chances. La Turquie avait annoncé qu’elle boycotterait les réunions de l’UE durant la présidence chypriote. Ce boycott semble aujourd’hui s’étendre aux relations entre les deux organisations. Ce n’est pas un très bon signe ni très sérieux d’ailleurs…

 

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Quand le “more and more” devient un “peu plus” c’est tout !

(BRUXELLES2, exclusif) L’Union européenne l’avait promis solennellement au lendemain des révolutions arabes. Les pays du voisinage “Sud” comme “Est” seront désormais traités de façon différenciée. Celui qui fera “plus” pour avancer sur la voie démocratique, encourager les droits de l’homme… serait “mieux” traité que les autres. Il n’y aurait donc plus une enveloppe fixée de façon un peu arbitraire. Mais chacun serait ainsi encouragé, incité sur la voie du changement. Cette stratégie du “more and more”, inscrite dans les propositions de la Commission mises sur la table du Parlement européen, en premier lieu l’instrument de la politique européenne de voisinage (ENPI * pour les initiés), est en passe de sombrer.

Dans un retournement de situation – dont seuls les eurodéputés ont le secret -, ce “more and more” pourrait en effet devenir “un peu plus, c’est tout”. La commission des Affaires étrangères du Parlement européen se réunit lundi avec une proposition d’amendement du rapporteur, le slovaque Eduard Kukan (ancien ministre des affaires étrangères de 1998 à 2006). Un amendement passé complètement inaperçu et à peine discuté par les groupes politiques. Les principaux shadows rapporteurs ont à peu près tous accepté cet amendement, sauf les Verts et les Libéraux-Démocrates.

Un retour à la situation quo ante

Sous couvert de préciser quelques termes et déplacer quelques mots, on place en fait la barre “démocratique” beaucoup plus bas. L’incitation différenciée liée aux critères d’avancée dans les réformes, en particulier à l’approfondissement de la construction démocratique, fait ainsi place aux seuls critères, classiques, d’absorption et aux priorités “définies d’un commun accord”. L’incitation démocratique est renvoyée à un soutien “additionnel”. Un petit plus, simplement…

En quelque sorte, on revient à la situation quo ante. L’aide européenne – pourtant fixée au titre de l’Instrument pour la démocratie – ne sera pas évaluée et conditionnée aux avancées démocratiques mais à des seuls critères techniques (l’absorption) ou programmatiques (les priorités). Accessoirement, cela pourrait empêcher un trop grand redéploiement de l’enveloppe financière de l’Union européenne vers le “Sud”. Crainte exprimée chez plusieurs eurodéputés de l’est de l’Europe.

Voici le texte présenté, et amendé (en vert les passages clés)

  • La proposition de la Commission : “Union support provided under this Regulation to each partner country shall be differentiated in form and amounts according to the partner country’s commitment to reforms and its progress in implementing these reforms. Such differentiation shall reflect the level of ambition of the country’s partnership with the Union, its progress in building deep and sustainable democracy, its progress in implementing agreed reform objectives, the country’s needs and capacities, and the potential impact of Union support.”
  • La proposition du rapporteur Kukan et de plusieurs autres rapporteurs du PE : “Union support provided to each partner country under Article 6(1) (a) of this Regulation shall be incentive-based and differentiated in form and amounts according to the needs and the absorption capacities of the partner country concerned and the potential impact of the Union support. Such differentiation shall be in line with the principle of mutual accountability and shall reflect the level of ambition of the country to develop its partnership with the Union and to achieve commonly agreed reform objectives. This support will be reflected in the multi-annual programming documents specified in Article 7.
  • Un amendement oral devrait être discuté, précisant le soutien additionnel : “Enhanced support in form and amounts according to ´more for more´ principle will be made available to the partner country committed to and demonstrating progress in:
    - undertaking significant reforms aimed at building or consolidating democracy;
    - undertaking significant political, economic and social reforms and implementing agreed reform objectives

* European Neighbourhood Policy Instrument

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La présidence tournante, très utile ma foi

Cérémonie d'inauguration de la présidence chypriote sur le site archéologique de Kourion

(BRUXELLES2 à Nicosie, opinion) Elle a été critiquée, huée, et encore aujourd’hui elle a souvent mauvaise presse parmi certains spécialistes et responsables politiques européens. Il est de bon ton d’ailleurs quand on défend une “certaine” idée de l’Europe de souhaiter la fin des présidences tournantes. J’ai entendu ainsi quelques eurodéputés répéter cette antienne encore dernièrement. Par esprit de répétition tout autant que de conviction, et au nom de l’efficacité ! Cette position me semble une vue dépassée, totalement incohérente d’ailleurs avec les nouvelles institutions mises en place par le Traité de Lisbonne, et allant plutôt à l’inverse du but recherché : l’efficacité.

Un peu de dynamisme

La présidence tournante a un gros avantage. Elle insuffle un peu de dynamisme dans une mécanique qui, parfois, tourne en rond. Le président “tournant” a le “feu aux fesses”. Il a à coeur de montrer aux yeux de tous – et de son peuple – qu’il peut – lui aussi – obtenir deux ou trois succès. Il tente ainsi au finish d’obtenir des résultats sur quelques dossiers ou de donner une impulsion que d’autres présidences se chargeront de poursuivre. Cela ressort tout autant de la psychologie humaine, d’un peu d’orgueil personnel que de la constance politique. Six mois c’est court ! Certes cela peut amener à une conduite en zig-zag. Mais l’efficacité ne signifie pas une continuité parfaite sur une ligne droite. Et mieux vaut avancer par à coups, éventuellement avec des coups de gueule, qu’à un train de sénateur monotone…

Une équipe politique

La présidence tournante a un bénéfice à son compte : mettre le focus sur une équipe politique et un système constitutionnel, montrer aux yeux de tous la diversité que représente l’Europe, que ce soit au niveau politique et géographique. Qu’il y a-t-il de commun entre le nationaliste hongrois un peu rugueux Orban, le libéral polonais Donald Tusk, la sociale-démocrate danoise élégante Helle Thorning-Schmidt et le communiste levantin Demetris Christofias ? Rien, sinon qu’ils ont exercé à tour de rôle cette présidence… Et qu’ils ont été élus démocratiquement, au suffrage universel direct. Chacun(e) à leur manière, ils représentent un petit morceau d’Europe, telle qu’elle existe, aujourd’hui, dans toute sa diversité. Nous avons ainsi un peu de foi politique, même si on peut ne pas en partager tous les contours.

Une vision géopolitique

La présidence tournante permet aussi de découvrir un pays, une histoire particulière, un positionnement géographique, une vision géopolitique, difficile à percevoir ou comprendre vu de Bruxelles ou de Strasbourg. Avec Chypre, à vrai dire, on est servi. Nous avons ici bien souvent la démonstration d’un langage plus byzantin, ou il faut distinguer derrière l’intensité des mots ou la rondeur des phrases où est la réalité. D’une certaine façon, on est plus proche – géographiquement et politiquement – de Beyrouth ou d’Istanbul que de Stockholm ou Berlin. Avec une petite touche britannique indélébile… Ce momentum est essentiel à la construction européenne !

Un regard sur des problèmes nationaux

Chypre c’est aussi le dernier territoire européen vivant sous la présence d’une armée “étrangère” à ses portes. On peut avoir tendance à l’oublier quand on est loin de l’ile. Mais les Chypriotes (grecs) ont vite fait de nous le rappeler. La réunification de l’Allemagne, la fin du conflit civil en Irlande du Nord ont ainsi laissé à ce petit bout de territoire aux confins de l’Europe un privilège. Quand le président chypriote Christophias salue à la cérémonie d’ouverture de la présidence de l’UE – sur le site archéologique de Kourion, situé sur une base de souveraineté britannique ! – la présence de chypriotes turcs et qu’il souhaite très bientôt pouvoir les compter dans un Etat réconcilié, ce n’est pas un vain mot. C’est une réalité bien présente sur le terrain. Et la présidence de l’Union européenne revêt, ici, une dimension symbolique importante, largement supérieure à celle d’autres pays.

Une présidence fixe pour quoi faire ?

Il y a aujourd’hui un certain nombre de structures fixes au plan européen : une Commission nommée pour 5 ans – avec certains commissaires qui en sont à leur deuxième (Barroso, Barnier…) voire un troisième mandat (V. Reding) -, un Parlement européen composée de représentants élus au suffrage universel pour 5 ans, sans oublier la Banque centrale européenne qui acquiert un pouvoir notable aujourd’hui dans la crise de la dette et encore plus demain avec “l’union bancaire”. Une seule a une légitimité démocratique consacrée par le suffrage universel : le Parlement européen.

La seule institution qui représente un peu la vivacité politique et la diversité des Etats, avec une légitimité démocratique, est le Conseil. Et encore certaines de ces formations sont présidées par un représentant fixe (Conseil européen par H. Van Rompuy, Affaires étrangères par C. Ashton, Eurogroupe par JC Junckeer). Je ne suis pas sûr que la suppression de cette présidence tournante soit un gage supplémentaire d’efficacité et de dynamisme. Au contraire…

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La présidence chypriote veut pousser la réflexion sur la défense européenne. Son agenda

(BRUXELLES2 à Nicosie) Bien que “petit” pays, Chypre participe à la plupart des missions de l’Union européenne. Et durant sa présidence, il entend pousser la politique européenne de défense et sécurité commune (PeSDC). Une série de conférences et séminaires vont ainsi rythmer les prochains mois.

Pousser la réflexion sur la Défense européennes, stratégie et capacités

Les chypriotes veulent mettre autant le focus sur la politique de défense comme sur les capacités. Un séminaire est ainsi organisé le 30 octobre à Bruxelles intitulé “sur la route avec la PSDC. Planification et conduite (des opérations), capacités, stratégie”.

Deux autres séminaires seront centrés plus spécifiquement sur les capacités. L’un à Bruxelles, le 19 septembre, en coopération avec l’agence européenne de défense et l’Institut d’Egmont autour de la coopération “innovante” en matière de défense “Pooling and consolidating demand”. L’autre à Paphos, les 18 et 19 octobre, sur la manière d’améliorer le processus du développement des capacités militaires. Un atelier de travail de la Headline task force se tiendra à ce moment là également.

Deux séminaires sur la sécurité maritime sont organisés : l’un à Paris le 6 septembre, l’autre à Larnaca (l’un des principaux ports de l’ile) les 8 et 9 novembre.

Des olympiades

Point original, Chypre a entamé des “olympiades” de la PeSDC. Réunissant les “cadets” des différentes armées européennes, il commence d’abord par une série d’apprentissage à distance, par internet. A la fin de cette formation, les étudiants devront plancher sur une étude en lien avec les sujets de la PSDC. Et le tout se clôturera à Paphos, les 4 et 5 octobre, au bord de la mer (un très bel endroit, je recommande :-) ), avec la présentation des essais par les étudiants et la remise des prix pour les meilleurs d’entre eux par l’UE et le ministère chypriote de la Défense. Les essais seront ensuite réunis sous forme d’ouvrage.

Battlegroups et comité Athena

Les réunions plus classiques se dérouleront également. Après la réunion informelle des directeurs de la défense (à Nicosie qui vient de s’achever les 4 et 5 juillet), ce sera au tour des experts (financiers) du comité Athena de se réunir à Larnaca les 20 et 21 septembre. Les membres du comité militaire de l’UE sont, eux, attendus, les 11 et 12 octobre, à Larnaca. Tandis que la conférence de coordination des battlegroups aura lieu le 19 septembre… à Bruxelles et les directeurs du renseignement seront en “conclave” le 13 novembre, également à Bruxelles !

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D. Eliades: “Chypre veut se maintenir en dehors de toute alliance militaire”

D. Eliades: “Chypre veut se maintenir en dehors de toute alliance militaire”

(BRUXELLES2, à Nicosie, exclusif) Originaire de Famagusta, en zone turque maintenant, le ministre chypriote de la Défense Demetris Eliades (*) se définit « comme un réfugié dans mon propre pays ». Avocat, député, puis ministre de l’Agriculture Demetris Eliades est devenu Ministre de la Défense par accident… A cause d’un accident même, puisqu’il a pris ses fonctions il y a un an, le 14 juillet 2011, trois jours juste après l’explosion d’un dépôt de munitions survenue sur la base navale de Evangelos Florakis à Zygi. 13 personnes sont mortes dont le commandant de la base navale. Six militaires sont toujours sous le coup d’une procédure judiciaire pour “négligence”. Lors d’un diner offert par le président chypriote, nous avons pu converser sur le sens d’une armée chypriote, son intégration dans l’Union européenne, les relations avec l’OTAN, la France … et la situation dans ce Proche-Orient si proche ! Extraits…

• Comment vous définissez la présidence européenne pour un pays comme Chypre ?

Il s’agit de prouver à nous même – et à l’Europe – que nous pouvons être un partenaire crédible et créatif.

• Quel est le rôle de l’armée ou plutôt de la “Garde nationale” puisque c’est son nom officiel ?

C’est un outil. C’est comme un couteau. Cela dépend comment on l’utilise. Dans mon esprit et celui du gouvernement chypriote, cette armée est destinée à défendre le pays. Il faut bien voir que nous n’avons que 15.000 hommes. Ce n’est pas très important face aux 45.000 soldats turcs présents de l’autre coté, sans compter ceux qui sont en Turquie. Nous n’avons de marine de guerre, si ce n’est des navires patrouilleurs gardes-côtes ; pas d’aviation de combat, juste des hélicoptères (NB : des Gazelle et Mi-35 essentiellement). Mais nous sommes déterminés à défendre notre territoire, notre population. Nous n’avons pas d’autre choix. Nous n’avons pas de pays où nous replier. De l’autre côté, il n’y a que la mer.

• Le service militaire reste long ?

Oui, il dure 24 mois. Mais c’est obligatoire vu notre situation. C’est impossible de le diminuer, pour maintenir toujours une force capable de réagir.

• Jusqu’à présent Chypre connaissait un budget de la Défense en hausse ? La crise a frappé

Oui. Notre budget a baissé cette année. Et la tendance pour l’année prochaine n’est pas à la hausse. La discussion budgétaire commence dans quelques semaines. Et cela ne va pas être facile…

• Quel est le statut de l’ile, êtes-vous neutre ?

Chypre veut se maintenir en dehors de toute alliance militaire. Nous étions membre du mouvement des non-alignés (jusqu’à 2004). Aujourd’hui, nous sommes membres de l’Union européenne. Chypre est totalement impliquée dans la politique européenne de défense et de sécurité commune. Nous participons à toutes les missions de défense de l’UE, à la hauteur de nos moyens (NB : en envoyant quelques officiers, pour EUTM Somalia, Chypre a aussi fourni des équipements pour les soldats somaliens). La seule mission à laquelle Chypre ne participe pas est la mission militaire en Bosnie-Herzégovine (EUFOR Althea) car elle sous Berlin Plus, avec le commandement de l’OTAN.

• L’adhésion à l’OTAN n’est donc pas d’actualité ?

Non. Et même si on le voulait, elle ne serait pas possible. Nous ne pourrions pas faire un pas sans être immédiatement l’objet d’un veto (turc). Comme nous l’avons déjà été dans plusieurs accords ou organisations internationales (NB : l’accord de Wassenaar par exemple).

• Les relations UE – OTAN peuvent-elles se développer cependant ?

Oui. Nous sommes pour le renforcement du dialogue entre les deux organisations. Mais il y a, en effet, un problème de relations entre les deux organisations. Pas de notre fait. La Turquie ne veut pas reconnaître que l’Union européenne est composée de 27 pays. Et elle pose un veto à toute tentative de rapprochement. Alors que Chypre n’a pas mis le moindre veto ou désaccord sur le renforcement du dialogue (de l’UE) avec l’OTAN.

• Et avec la France ?

Vous savez, personne n’oublie ici qu’aux pires jours de 1974 (lors de l’offensive turque), les Français ont été les premiers à fournir des armes à l’armée chypriote, suivie ensuite par d’autres, les Belges… etc. En revanche, Américains et Britanniques n’ont rien fourni. Même pas une balle. J’entretiens de bonnes relations avec mes homologues français. J’ai rencontré Gérard Longuet et j’espère voir votre nouveau ministre JY Le Drian prochainement. De nombreux officiers chypriotes sont reçus ou formés par leurs homologues en France.

• Chypre est tout près du Moyen-Orient, même quasiment au Moyen-Orient, comment voyez-vous l’évolution, notamment en Syrie ?

Je suis anxieux, inquiet pas seulement sur la Syrie mais sur toute la région. On peut vraiment se demander si après le printemps, on ne va pas voir arriver un nouvel “hiver arabe” qui succédera ainsi à un autre hiver arabe. L’Union européenne doit s’impliquer davantage sur ce dossier (**). Nous devons renforcer les institutions démocratiques, la vie démocratique, tisser des liens, pas seulement économiques, en matière culturelle, d’éducation, d’énergie et de sécurité. Il faut pouvoir discuter avec tous les gouvernements élus…

• Les frères musulmans comme le Helzbollah ?

Ces gouvernements ont été élus. Nous verrons à la prochaine élection s’ils seront réélus ou battus. En attendant il faut discuter avec eux, et soutenir la démocratie.

• Et le Hamas ?

L’Europe ne discute pas avec des mouvements mais avec des gouvernements.

  • (*) Né en 1947, à Lefkoniko dans le district de Famagusta, Demetris Eliades étudie le droit à l’université d’Athènes. Il pratique à Nicosie, et est élu en 1985 à la Chambre des représentants. Poste qu’il exerce jusqu’à 2001. Il préside la commission de l’Environnement. En 2005, il devient membre du board des directeurs de la banque centrale jusqu’à mars 2010, où il est nommé ministre de l’Agriculture. Il a été nommé ministre de la Défense le 14 juillet 2011. Marié, il a deux enfants, Sofia et Yannis.
  • (**) Un des premiers évènements organisés par le ministère de la Défense lors de la présidence chypriote, lundi et mardi derniers (2 et 3 juillet) a justement été consacré au “Moyen-Orient et la sécurité” (avec l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères M.A. Moratinos, et les représentants spéciaux de l’UE pour la Méditerranée, Bernadino Leon, et pour le processus de paix au proche Orient Andreas Reinicke et l’universitaire Aref-al-Obeid (lire une de ses analyses sur la révolte syrienne).
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