La cellule d’achat des communications satellites, sur orbite

(BRUXELLES2) Le projet d’achat en commun de liaisons satellite militaires va pouvoir entrer en vigueur. La cinquième signature de l’accord permet à ce projet mené sous couvert de l’Agence européenne de défense (EAD) d’entrer en vigueur et de franchir le cap de la Capacité opérationnelle initiale (IOC). Les cinq pays membres du projet – l’Italie, la France, la Pologne, la Roumanie et le Royaume-Uni – vont pouvoir former une force de frappe d’achat de créneaux satellites auprès des fournisseurs de service de communication, au lieu de d’acheter de façon séparée. Les communications satellites sont aujourd’hui un élément essentiel du champ de bataille que ce soit pour le commandement et le contrôle (C2) ou le dispositif de renseignement, de surveillance, de ciblage d’objectifs et de reconnaissance (ISTAR). Et la « demande augmente avec l’utilisation croissante des drones qui requièrent des capacités de Satcom pour le contrôle et la transmission des données des capteurs » précise-t-on à l’Agence.

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La tragédie syrienne vue de Chypre

Christophias au theatre de Chypre (Thoc) lors de la présentation à la presse

(BRUXELLES2 à Nicosie) A Chypre, on porte un regard différent sur la crise syrienne qu’on observe avec une crainte non dissimulée. Ainsi que l’a expliqué le président chypriote, Demetris Christofias, répondant à une question de B2, « Si nous n’étions pas divisés par la mer, nous pourrions aller à Latakia ou au Liban en quelques heures. Nous sommes un voisin, un voisin très proche de la Syrie, de la Palestine, d’Israël, du Liban et même de l’Egypte ».

Une mission de bons offices

« Traditionnellement, nous avons de bonnes relations avec les voisins arabes, depuis notre présence dans le mouvement des non alliés. Et nous continuons à avoir ses bonnes relations. Nous avons envoyé une mission avec notre Ministre des affaires étrangères à Damas pour essayer d’influer de façon positive, encourager Assad à faire des réformes positives, à avoir un État pluraliste, démocratique. Malheureusement, il n’a pas écouté. » Et aujourd’hui « nous « avons une guerre civile secrète et le prix est payé par population syrienne, malheureusement. » Ce qui se passe de l’autre côté « est une tragédie ».

Chypre se prépare à un afflux de réfugiés

La proximité de Chypre le président « Je suis vraiment anxieux, inquiet. En 2006, lors de la crise au Liban, Chypre a été un point relais pour évacuer les citoyens du Liban. J’espère qu’il n’y aura pas besoin encore. Mais néanmoins nous nous préparons à assumer ce rôle si cela se passe. »

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Eucap Nestor … la décision adoptée d’ici la fin juillet ?

(BRUXELLES2) Après avoir un peu fait lanterné les Européens, le Kenya a finalement envoyé sa lettre d’invitation officielle à l’Union européenne pour la mission de renforcement des capacités maritimes (Eucap Nestor). Ce qui va permettre maintenant de débloquer le processus décisionnel. La décision lançant la mission pourrait ainsi être adoptée au conseil des ministres des Affaires étrangères du 23 juillet. Et la nomination du chef de mission (l’Amiral de Launay) serait faite dans la foulée. Seule la Tanzanie, en fait, parmi les cinq pays concernés, n’a pas envoyé sa propre lettre d’invitation ; ce pays devrait donc être intégré ultérieurement. Quant au concept d’opération (CONOPS), il va être révisé en conséquence pour n’inclure que 4 pays au départ, 5 à terme (avec Zanzibar et Dar es Salaam).

Concernant le déploiement sur place, il ne paraît pas possible immédiatement. Les règles financières européennes ne le permettent pas. Une autre option, plus rapide, serait possible avec le déploiement sur place d’une petite équipe de 3 – 4 personnes autour du chef de mission. Option souhaitée et travaillée au sein du service diplomatique européen. Mais cela suppose que les Etats membres avancent les frais pour chacun des personnels envoyés, avec régularisation et remboursement lors de la mise en place officielle. Allez messieurs, mesdames, un petit geste…

 

 

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La menace turque…

Demetris Christofias - président chypriote - et Martin Schulz - président du Parlement européen (crédit : Parlement européen)

(BRUXELLES2 à Strasbourg) Le président chypriote Demetris Christofias a été clair lors de son intervention devant la presse au Parlement européen mercredi (4 juillet). Chypre doit faire face à un voisin « mençant, la Turquie ». Un mot qui est revenu Chypre est « un pays occupé à moitié – 37% de notre territoire est occupé. C’est un anachronisme au XXIe siècle. Chypre doit dépenser des millions pour sa défense pour faire face à la politique de la Turquie. Alors que nous voulons démilitariser Chypre ».

Cette visite habituelle en début de présidence (chaque présidence tournante vient devant le Parlement européen expliquer ses priorités) avait aussi un objectif, tout aussi rituel pour le pays cette fois, attirer l’attention sur l’occupation turque du nord de l’Ile et obtenir des soutiens. Celui-ci n’a pas manqué.

« Ce n’est pas l’UE qui adhère à la Turquie, c’est l’inverse »

Martin Schulz (PSE, Allemagne), président du Parlement européen, lui a apporté un soutien marqué. « L’Union européenne a des règles et la Turquie doit le respecter. Une des règles de l’Union européenne est la présidence tournante. C’est un droit et un devoir pour Chypre d’assurer la présidence. Je l’ai dit récemment lors d’une visite à Abdullah Gül (le président turc) et aux dirigeants turcs lors de ma visite récente à Istanbul. Ce n’est pas l’Union européenne qui va adhérer à la Turquie, c’est l’inverse, la Turquie doit respecter les règles de l’Union européenne. » « Je ne peux accepter qu’on accepte un Allemand et pas un Chypriote. » a-t-il ajouté. A la fin du rituel des questions réponses, le président a d’ailleurs repris la parole (ce qui est plutôt inhabituel) pour remercier chaleureusement l’Europe et le Parlement européen « du soutien face à la menace que représente la Turquie ».

Chypre confirme sa demande d’aide à la Russie

Le président chypriote a aussi expliqué sa position sur la demande d’aide financière de l’ile à la Russie. Une demande qui est toujours d’actualité. Les raisons de cette demande sont fort simples et prosaïques pour Demetris Christofias. Tout simplement ! « Les conditions offertes par Russie sont meilleures que le mécanisme européen. Et (la Russie) ne pose aucune condition, elle ne nous demande rien. Les taux d’intérêts sont bas. » Ce n’est pas sa qualité de communiste qui le pousse vers la Russie a-t-il tenu à avertir les profanes. « Laissez tomber l’histoire que les communistes sont à la tête de Chypre aujourd’hui. » a-t-il expliqué aux journalistes. « Chypre en tant que pays de la Méditerranée, habité par des orthodoxes chrétiens, a des liens traditionnels et culturels avec la fédération russe qui remontent à très loin. Il y a toute une histoire derrière. (Et d’ailleurs) La Russie est un partenaire de l’Union européenne, ce n’est pas un ennemi. » A noter que cette aide et viendra compléter celle demandée à l’Union européenne (et non la remplacer) a précisé un diplomate chypriote à B2. NB : c’est aussi un bon moyen de pression et de négociation…

NB : je suis à Chypre pour quelques jours. Et nous aurons donc certains détails ou informations sur cette nouvelle présidence qui s’annonce.

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