Au ralenti…

B2 va fonctionner pendant quelques semaines au ralenti. Le site sera actualisé au fur et à mesure. Mais peut-être pas de façon aussi vive ou aussi complète que d’habitude… Un peu de repos au vert ! Et tout dépendra des possibilités de connexion (liaison satellite oblige …). Bonnes vacances pour ceux qui en prennent, bon travail, bonnes études, bonne permanence pour les autres

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Bons résultats chez EADS. Mais grosse inconnue militaire en Europe

(BRUXELLES2) L’avionneur européen EADS a publié récemment de solides résultats pour le premier semestre. Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté de 14% pour atteindre 24,9 milliards d’euros avec un résultat net qui augmente à 594 millions d’euros. L’entreprise a compté également sur des prises de commandes d’une valeur de 28,2 milliards d’euros, pour 58,1 en 2011, reflétant – souligne-t-il – les bonnes performances d’Eurocopter, Astrium, Cassidian et Airbus Military. Mais on ne peut que remarquer combien la baisse des dépenses de défense en Europe commence à se traduire concrètement que ce soit en matière d’avions ou d’hélicoptères.

Baisse du chiffre d’affaires chez Airbus Military

Le chiffre d’affaires a baissé dans la filiale “militaire” de EADS : 843 millions pour 1,112 milliard d’euros au premier semestre 2011. Baisse due « essentiellement en raison de la comptabilisation d’un chiffre d’affaires moins élevé au titre du programme A400M et d’une baisse du chiffre d’affaires des avions ravitailleurs », indique l’avionneur.

Commande de CASA. La filiale d’EADS a cependant enregistré 21 nouvelles commandes ce semestre, dont 15 avions cargos tactiques Casa C295 MT pour le sultanat d’Oman, la Pologne, l’Egypte et le Kazakhstan. 21 nouvelles commandes pour un carnet qui compte déjà 231 appareils (21,7 milliards d’euros).

Derniers préparatifs pour l’A400M. Les vols d’essai du programme A400M se poursuivent, avec plus de 3 525 heures de vol cumulées à la fin du mois de juin. Les problèmes techniques sur le moteur ont cependant retardé la date de capacité opérationnelle qui a été repoussée. L’acceptation du premier appareil par l’armée de l’air française est prévue au premier trimestre 2013 selon les termes du contrat.”

Coté hélicoptères : croissance du chiffre mais craintes du marché défense en Allemagne et au Portugal

Le chiffre d’affaires d’Eurocopter a augmenté de 28 % à 2 771 millions d’euros (contre 2 171 millions d’euros au 1er semestre 2011). 198 hélicoptères ont été livrés (205 hélicoptères pour la période équivalente en 2011). Les prises de commandes nettes ont augmenté au premier semestre 2012, avec 195 nouvelles commandes nettes, et le nombre d’annulations (2 hélicoptères) a « clairement retrouvé le niveau d’avant crise » note-t-on chez l’hélicoptériste (*). Une forte croissance qui s’explique essentiellement par un effet de « mix favorable, avec une augmentation des livraisons de Super Puma, et par une hausse des activités de support, de réparation et d’entretien ». Au deuxième trimestre, la Division a obtenu d’importantes commandes du Kazakhstan, dont 8 commandes supplémentaires d’EC145, ainsi qu’une lettre d’intention pour l’acquisition de 20 hélicoptères EC725 multi-rôle. Un contrat a été signé avec la société Indonesian Aerospace pour la fourniture et la personnalisation de six hélicoptères EC725.

Il reste une inconnue en Allemagne. « Les discussions difficiles engagées avec le gouvernement allemand sur l’avenir des programmes-clés de défense, dont l’issue est toujours incertaine ». Et au Portugal, la donne semble jetée. Le gouvernement portugais a récemment annoncé son intention d’entamer des discussions avec l’agence de l’OTAN chargé du NH 90 (NAHEMA) pour la résiliation d’un contrat portant sur 10 NH90.

(*) Le carnet de commandes (global) a légèrement reculé pour s’établir à 13,5 milliards d’euros (13,8 milliards d’euros fin 2011), avec 1073 hélicoptères (contre 1076 appareils fin 2011).

Télécharger les Résultats d’EADS 1er semestre. Lire : La première formation d’A400M en vol

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La mission EUSEC Congo recrute 2 spécialistes

(BRUXELLES2) Plus que 24 heures pour répondre à l’appel de recherche du personnel transmis aux Etats membres par la mission de soutien à la réforme de sécurité au Congo (EUSEC RD Congo) recrute deux spécialistes : un Assistant du Chef de Mission et un Logisticien-Acheteur. Ces postes s’adressent pour le premier à un officier (OF 1 ou OF2) ; pour le second, un sous-officier ou civil de grade équivalent. Une expérience de missions en Afrique est plus que conseillée. La date limite de recrutement (officielle) est le 31 juillet. La prise de fonction devant se faire le 15 août. La langue de travail est le français. Mais la maitrise de l’anglais (parlé, écrit) est obligatoire. La durée du service est de un an dans “l’idéal” précise l’appel à recrutement.

Le recrutement est effectué en détachement. Cela signifie que « seules les propositions reçues via les canaux officiels des Etats membres seront prises en considérations ». Le salaire continue, en effet, d’être assuré par l’Etat membre d’origine ; le personnel recevant coté européen les per diem. Le lieu de travail est normalement à Kinshasa. Mais des déplacements peuvent être à effectuée en dehors de la capitale congolaise, notamment à Lubumbashi, Goma et Bukavu (RDC), autres points d’appui de la mission. Si plusieurs candidatures sont proposées pour une fonction, un comité de sélection organisé par la mission, appuyé par les services de l’EEAS, examinera les différentes candidatures.

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Eulex Kosovo recrute spécialistes judiciaires

(BRUXELLES2) La mission EULEX Kosovo (Etat de droit) recrute une dizaine de spécialistes des affaires judiciaires, souvent de haut niveau. Absence d’expérience s’abstenir ! Quelques uns en détachement de personnels d’Etats membres, d’autres en contrats.Les postes sont à pourvoir dès que possible. Date limite pour poser candidature : 22 août.

La task force spéciale “trafic d’organes”

Trois personnes seront spécialement dédiés à la task force spéciale constituée pour enquêter sur le trafic d’organes : un procureur qui secondera le Procureur en chef et son adjoint et aura la charge de diriger les enquêtes et conduire les réquisitions publiques en cas de poursuite, un greffier qui sera chargé d’implanter et suivre le système d’enregistrement du SITF (Special Investigative Task Force) ainsi qu’un interprète (Anglais-Serbe). Celui-ci pourra être basé à Pristina ou à Bruxelles selon les besoins de l’enquête. Certains témoins, pouvant souhaiter à être entendus, discrètement et non pas au Kosovo. Tous trois sont recrutés sur détachement d’Etats membres ou par contrat.

Profils de haut niveau

Sont aussi recrutés (par détachement), le président de l’assemblée des juges EULEX,  un chef au département de police spéciale ; le chef de police du département “renforcement” (strenghtening) ; et (en contractuel), un chef du bureau juridique et des droits de l’homme, le chef de la division exécutive,  un enquêteur sur les crimes de guerre, et les deux chefs d’unité d’assistance et de conseil (l’un pour les Affaires internes ; l’autre pour la Justice).

Télécharger le détail des profils de poste recherchés :PDF (5) et le formulaire de candidature : doc_logo

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Renault Truck Defense rachète Panhard

(B2) Renault Truck Defense, filiale de Volvo spécialisée dans les véhicules militaires a annoncé jeudi (26 juillet) le rachat de l’entreprise Panhard. La transaction devrait avoir lieu à la fin de l’année 2012, après avoir été approuvée par les autorités compétentes. Fabricant français de véhicules blindés légers depuis 2005, Panhard compte environ 300 employés pour un chiffre d’affaire de 81 millions d’euros et un bénéfice de 9,4 millions d’euros. 300 employés qui devraient donc venir s’ajouter aux 500 employés de Renault Truck Defense. Cette transaction est une pierre de plus dans la restructuration et rationalisation de l’industrie française de défense, entamée sous l’ancien gouvernement.

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Ban Ki Moon invoque Srebrenica pour faire arrêter les massacres en Syrie

(B2) Venu en Bosnie Herzégovine se souvenir du massacre des bosniaques de Srebrenica, jeudi (26 juillet), le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon n’a pu s’empêcher de se référer aux évènements en Syrie. «Nous devons tirer des leçons de Srebrenica. La communauté internationale avait manqué d’apporter la protection nécessaire aux nombreuses personnes qui furent tuées du temps où elles avaient besoin de notre aide». Imaginant son successeur, dans 20 ans, apporter les mêmes sincères excuses au peuple syrien, il a appelé les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU à «continuer à faire le maximum pour que le génocide de Srebrenica ne se reproduise plus jamais, nulle part et envers personne».

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Fabius défend la relance de la défense européenne. Une priorité pour la France

(BRUXELLES2) Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, n’y est pas allé par quatre chemins, à Varsovie. Planchant devant les ambassadeurs polonais, jeudi (26 juillet), il a consacré son speech à la politique européenne de sécurité et défense commune (PeSDC). Enonçant ce qui fonctionnait, ce qui ne fonctionnait pas, les frustrations et les espoirs, le rôle spécifique de l’UE par rapport à l’OTAN, il a tracé le cadre stratégique de cette”défense européenne”. C’est une « condition de notre autonomie stratégique, indispensable pour que l’Union européenne continue d’influer positivement, sur les affaires du monde » et un « défi majeur dans la compétition industrielle et économique globale », a-t-il énoncé.

Objectif : recoller les morceaux

Après le passage de son collègue de la Défense à Varsovie, c’est ainsi en quelques jours, le ministre des Affaires étrangères enfonce ainsi le clou. La France est de retour sur la défense européenne. On se rappelle, en effet, combien les Polonais avaient été déçus de ne pas voir vraiment repris et soutenu par leurs autres partenaires, leur volonté de relance de la défense européenne, sous leur présidence (au 2e semestre 2011). Ils prévoyaient d’en faire une des priorités de leur présidence mais avaient alors dû y renoncer pour différentes raisons. Le tropisme franco-britannique de l’époque n’y était pas pour rien… Et les Polonais en gardaient une certaine amertume. Il était donc urgent de recoller les morceaux entre Paris et Varsovie sur ce sujet.

La politique européenne de défense : des avancées contrastées

En dix ans d’existence (et d’absence du pouvoir pour Laurent Fabius) la politique européenne de défense a « beaucoup évolué ». Elle s’est « profondément transformée et de façon assez contrastée ». Il y a eu des « avancées », note le ministre mentionnant le déploiement de plus de vingt missions civiles et militaires qui ont « démontré la pertinence de cette ambition et la capacité diplomatique et militaire des Européens, et notre capacité collective à nous mobiliser pour la paix et la sécurité dans le monde ». Cependant il y a eu « pas mal de frustrations ».

Ne pas céder à la résignation du tout – Otan

Le traité de Lisbonne reste « largement inexploité dans le domaine de la Politique de sécurité et de défense commune ». Ce n’est pas tellement une question de manque de leadership, mais il y a une « sorte de résignation » constate le Ministre. « Dans plusieurs capitales, l’OTAN à laquelle nous appartenons, apparaît comme la seule en mesure d’apporter une réponse militaire à la gestion des crises, alors que l’Union européenne, elle, devrait se contenter uniquement de la gestion civile ». Un point de vue que réfute le ministre et l’ensemble du gouvernement. « Cet état d’esprit n’est pas celui du gouvernement français actuel. Nous souhaitons, nous, Français, (…) une relance de la défense européenne. » Si « l’OTAN continuera bien sûr d’être un pilier majeur de la sécurité et de la défense de l’Europe » affirme-t-il, « la sécurité et la défense de l’Europe « ne peuvent se résumer (à l’OTAN) »

L’objectif est tracé : l’autonomie stratégique

les Européens doivent se fixer comme « objectif d’assumer pleinement leurs responsabilités en matière de sécurité internationale, sur l’ensemble du spectre. nous devons pouvoir agir de manière autonome dans des situations où nos intérêts propres sont en jeu, et notamment dans des situations où les Américains, qui sont nos amis et nos alliés, ne souhaiteront pas intervenir ». Une nécessité d’autant plus actuelle à l’heure où les Américains réorientent leurs priorités vers l’Asie-Pacifique. La conséquence est immédiate. « Les Européens doivent prendre des responsabilités plus grandes dans le domaine de leur propre sécurité ».

Un enjeu économique

L’enjeu n’est pas que stratégique. Il est aussi industriel et économique. Un débat qui Se « limiter à renforcer l’Alliance atlantique aspirera l’essentiel des dépenses des Européens dans le domaine de la sécurité et de la défense. (…) cela se ferait en outre au bénéfice des seules chaînes de production américaines. » Il y a donc « clairement, pour nous, Européens, un enjeu de préservation, non seulement de notre autonomie stratégique et militaire, mais aussi de notre industrie et de nos emplois ».

Une feuille de route…

Laurent Fabius établit une sorte de feuille de route. Le renforcement des capacités européennes pour mener ces opérations est « essentiel » et il doit se faire « d’abord » dans un cadre proprement européen, explique-t-il. La coopération est « la seule solution viable » si l’on veut limiter la réduction des budgets de défense. La dynamique de mutualisation et de partage capacitaire (pooling and sharing) engagée au sein de l’Union européenne n’a eu pour l’instant que « des résultats limités » et doit être « amplifiée et porter sur des projets structurants ». Le « renforcement de nos industries de défense » est essentiel ajoute-t-il citant deux industriels l’Européen EADS et le Polonais Bumar. Et l’Agence européenne de défense doit « davantage » être utilisée.

Dans ce contexte les autres initiatives comme la « défense intelligente » – Smart Defence – menée à l’OTAN « peuvent apporter des solutions intéressantes ». Mais avertit-il, le « développement des capacités de l’OTAN ne doit pas aspirer la totalité des moyens qui sont limités ». (*).

Le quartier-général européen : une perspective et non plus une condition

Il faudra ensuite passer à la « création d’un quartier-général ». Mais dans un second temps. Le ministre parle davantage d’une « perspective légitime », précisant que les Français n’y sont « pas fermés » « Dès que nous aurons progressé sur les opérations et les capacités, il apparaîtra nécessaire de renforcer nos outils de planification et de conduite de ces opérations ». NB : ce qui est la révélation d’un certain blocage précédent au nom de l’amitié franco-britannique que nous avions évoqué précédemment sur ce blog sans que cela soit confirmé officiellement). 

La coopération structurée permanente : pourquoi pas

Quant à la coopération structurée permanente, souhaitée par les Polonais, « c’est une piste que nous étudierons avec beaucoup d’intérêt dans le cadre de la réflexion que nous avons engagée sur les questions de défense » reconnait le ministre. NB : on remarque la prudence du Ministre, bien compréhensible, tant les réticences à Paris ont été nombreuses sur cette coopération structurée permanente.

Des initiatives à venir…

A l’image de l’hymne polonais qui mentionne “Bonaparte nous a montré comment se battre et vaincre”, le ministre souligne que La France et la Pologne doivent « montrer ensemble le chemin à l’Europe pour nous unir et pour renforcer la défense européenne ». Et il a promis, pour conclure. « La France prendra dans les mois qui viennent des initiatives pour relancer le travail autour de la défense et de la sécurité européennes. » On attend…

(*) NB : Un point qui a suscité un débat, discret mais intense entre les Alliés avant le sommet de Chicago, opposant les Français à la plupart de leurs autres alliés sur le renforcement des capacités de l’Alliance et le financement commun

Télécharger le discours

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De la Pena nommé directeur Europe et Asie centrale au SEAE

(BRUXELLES2) C’est le diplomate espagnol Luis Felipe Fernández de la Peña qui est nommé directeur du département “Europe et Asie centrale” au service diplomatique européen (SEAE). Il occupe un poste laissé vacant depuis mars et le départ de son prédécesseur Miroslav Lajcak, nommé ministre des Affaires étrangères (lire : Le service diplomatique va-t-il perdre son directeur Europe/Asie centrale ?)

Fernández de la Peña est actuellement – depuis un an – ambassadeur de son pays en Russie et auprès de 4 autres pays de la région (Arménie, Belarus, Turkménistan et Ouzbékistan).  Né le 19 mai 1951, après une licence de sciences politiques terminée en 1979 il entre au service diplomatique. Il sert à l’ambassade en RFA (république fédérale d’Allemagne), en Croatie (1993) et plus tard en Slovénie. En août 2004, il est nommé ambassadeur en Turquie (point important pour la région) et également pour l’Azerbaïdjan (2004).

Il a été également directeur général pour l’Europe non communautaire et l’Amérique du Nord, puis après la restructuration du ministère pour l’Amérique du Nord, l’Asie et Pacifique à Madrid de 2008 à 2010 (sur la photo).

 

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