Si c’était un … Grec représentant spécial sur les Droits de l’Homme ?

Stavros Lambrinidis à'lONU

(BRUXELLES2) Plusieurs personnes ont fait acte de candidature pour le poste de représentant spécial pour les Droits de l’homme. Des candidats qui doivent être auditionnés par la Haute représentante dès qu’elle aura 5 minutes… Parmi ceux-ci un profil se détache car il a une expérience en matière de politique étrangère comme sur la question des droits et libertés publiques. Et aussi parce qu’il a le soutien d’une bonne partie des eurodéputés ; un point fondamental pour la nomination à ce poste.

Agé de 50 ans (il est né en février 1952 à Athènes), Stravros Lambrinidis a été membre du Parlement européen (de 2004 à 2011). Et il était jusqu’à peu ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Papandréou (de juin à novembre 2011). Diplômé du Am herst College en 1980 (sciences politiques et économie), de l’université de Chicago et de l’université de droit de Yale, il entame sa carrière comme juriste aux Etats-Unis, au cabinet Wilmer, Cutler and Pickering (1988-1993). Il préside également le comité des droits de l’Homme de l’association du Barreau de Washington DC.

En 1994, il revient en Grèce comme conseiller spécial de George A. Papandréou, d’abord secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères puis ministre de l’Education (1994-1996). Il est membre du Conseil national du PASOK, le parti socialiste grec. Il devient ensuite chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères Theodoros Pangalos (1996) puis secrétaire général de la section des Grecs expatriés au ministère (1996-1999). Nommé « ambassadeur au large » (1999-2004), il prend la direction générale de l’International Olympic Truce Centre (dont le but est de préserver les idéaux de paix et d’amitié des Jeux olympiques) (2000-2004).

Elu au Parlement européen en 2004, sur la liste du PASOK,  il siège à la commission LIBE (Libertés publiques) et a notamment été rapporteur sur la protection des infrastructures vitales face au terrorisme (2005), les stratégies et moyens pour l’intégration des immigrants en Europe (un rapport d’initiative publié en mai 2006) et les libertés fondamentales sur Internet (2009).

NB : il faut aussi prendre en compte la formation du gouvernement grec. Entre Athènes (s’il est choisi pour faire partie du gouvernement) et Bruxelles, Lambrinidis devra choisir.

Lire aussi :

Nb : article publié en primeur pour les membres du club