Les structures de gestion de crise de l’UE à la peine

(BRUXELLES2) Le lancement de la mission Soudan aujourd’hui, des missions Eucap Nestor et Niger prochainement peuvent laisser l’impression qu’il y a une grosse structure qui prépare et gère ces missions. Ou à tout le moins qu’elle a été renforcée. Que nenni ! Au contraire.

Malgré les déclarations officielles déclarant que l’Union européenne a un rôle évident à jouer dans les missions civiles de gestion de crise, dans le renforcement de l’Etat de droit, etc. le staff est resté à peu près identique. Environ 70 personnes pour le commandement civil de gestion de crises (CPCC). Pas plus pour recruter, piloter, une dizaine de missions (9 si on prend en compte la fermeture d’EUPM Bosnie) dont la plupart sont en bouleversement, soit parce qu’elles sont refondues profondément (EULEX Kosovo…) soit parce qu’elles démarrent (EUCAP Nestor, EUCAP Niger, EUAVSEC South Sudan). La direction de planification stratégique (CMPD) n’est pas mieux lotie. Dans la réorganisation du service diplomatique européen, aucun nouveau poste n’a vraiment été dégagé pour la gestion de crises. « On peut s’estimer déjà heureux si tous les postes prévus sont déjà remplis » (NB : Ce qui commence à peine à être le cas), ironise un diplomate européen.

Commentaire : On retrouve, ici, l’écart entre les paroles et les actes. Si les représentants des gouvernements et les parlementaires veulent vraiment développer l’Europe de la Défense, autrement que dans les mots, ils devront se pencher sur cette question au moment des discussions budgétaires comme de la réévaluation du fonctionnement du service européen d’action extérieure (SEAE).

PrintFriendlyFacebookShare

Envie de changer d’air ? EUJUST LEX Irak recrute !

(BRUXELLES2) C’est la saison des recrutements pour les missions PSDC. Et EUJUST LEX Irak ne fait pas exception. Elle recrute notamment un conseiller politique et un chef des finances (deux postes qui peuvent être soit contractuels soit par les canaux officiels des Etats Membres) ainsi que plusieurs experts : policiers, juristes mais aussi, comme de coutume maintenant, un conseiller/spécialiste en genres et Droits de l’Homme. Ces experts doivent, eux, obligatoirement être détachés officiellement par leurs Etats Membres. Les postes basés, pour la plupart, à Bagdad mais également à Erbil et Basra. La maîtrise de l’anglais est indispensable et ainsi qu’une bonne connaissance de l’environnement institutionnel européen Une expérience dans les missions de l’Europe de la défense (PSDC) est un plus, tout comme la maîtrise de l’arabe. Pour ceux que l’environnement irakien n’attire pas plus que ça, la mission a également besoin d’un chargé des ressources humaines pour le bureau de Bruxelles (recruté en contrat local). Et c’est pour commencer dès que possible, “ASAP”, selon la fiche de recrutement. Alors si vous avez les qualifications et que vous vous sentez la vocation, n’hésitez pas ! Date limite de dépôt des candidatures: 6 juillet.

Toutes les informations sont sur la fiche de poste: ici.

PrintFriendlyFacebookShare

Si c’était un … Grec représentant spécial sur les Droits de l’Homme ?

Stavros Lambrinidis à'lONU

(BRUXELLES2) Plusieurs personnes ont fait acte de candidature pour le poste de représentant spécial pour les Droits de l’homme. Des candidats qui doivent être auditionnés par la Haute représentante dès qu’elle aura 5 minutes… Parmi ceux-ci un profil se détache car il a une expérience en matière de politique étrangère comme sur la question des droits et libertés publiques. Et aussi parce qu’il a le soutien d’une bonne partie des eurodéputés ; un point fondamental pour la nomination à ce poste.

Agé de 50 ans (il est né en février 1952 à Athènes), Stravros Lambrinidis a été membre du Parlement européen (de 2004 à 2011). Et il était jusqu’à peu ministre des Affaires étrangères sous le gouvernement Papandréou (de juin à novembre 2011). Diplômé du Am herst College en 1980 (sciences politiques et économie), de l’université de Chicago et de l’université de droit de Yale, il entame sa carrière comme juriste aux Etats-Unis, au cabinet Wilmer, Cutler and Pickering (1988-1993). Il préside également le comité des droits de l’Homme de l’association du Barreau de Washington DC.

En 1994, il revient en Grèce comme conseiller spécial de George A. Papandréou, d’abord secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères puis ministre de l’Education (1994-1996). Il est membre du Conseil national du PASOK, le parti socialiste grec. Il devient ensuite chef de cabinet du ministère des Affaires étrangères Theodoros Pangalos (1996) puis secrétaire général de la section des Grecs expatriés au ministère (1996-1999). Nommé “ambassadeur au large” (1999-2004), il prend la direction générale de l’International Olympic Truce Centre (dont le but est de préserver les idéaux de paix et d’amitié des Jeux olympiques) (2000-2004).

Elu au Parlement européen en 2004, sur la liste du PASOK,  il siège à la commission LIBE (Libertés publiques) et a notamment été rapporteur sur la protection des infrastructures vitales face au terrorisme (2005), les stratégies et moyens pour l’intégration des immigrants en Europe (un rapport d’initiative publié en mai 2006) et les libertés fondamentales sur Internet (2009).

NB : il faut aussi prendre en compte la formation du gouvernement grec. Entre Athènes (s’il est choisi pour faire partie du gouvernement) et Bruxelles, Lambrinidis devra choisir.

Lire aussi :

Nb : article publié en primeur pour les membres du club

PrintFriendlyFacebookShare

La Norvège achète ses deux premiers F-35 grâce au retrait d’Afghanistan

Un JSF (Joint Strike Fighter) et deux JSM (Joint Strike Missile) (© Ministère de la Défense Norvégien)

(B2) La Norvège a annoncé vendredi (15 juin) l’achat des deux premiers chasseurs F-35 suite à l’accord des américains, reçu plus tôt dans la semaine, sur l’intégration de missiles JSM (Joint Strike Missile) à ces avions. C’était une condition pour la Norvège, qui développe ces missiles. Le ministre de la défense norvégien, Espen Barth Eide, a donc autorisé la commande des avions à l’industriel américain Lockheed Martin.

Les missiles JSM, produits par l’entreprise norvégienne Kongsberg, sont complémentaires du JSF F-35 puisqu’ils permettent de viser à la fois des cibles navales et terrestres. Un marché qui représenterait au total entre 3,3 et 4,2 milliards de dollars pour ces JSM.

Les deux premiers chasseurs commandés correspondent au modèle à atterrissage et décollage “conventionnel” (F-35 A). Ils devraient être suivis par une seconde paire en 2016, puis 47 autres à partir de 2017.

L’augmentation de budget que représente le financement des F-35 a été approuvé par le parlement norvégien jeudi (14 juin), notamment grâce aux fonds qui vont être redistribués suite au désengagement en Afghanistan.

Lire aussi:
- JSF / F- 35 : un programme ambitieux mais plus coûteux que prévu…
- JSF / F35 : un prix qui s’envole, un rapport canadien qui décoiffe

PrintFriendlyFacebookShare
Bientôt un Monsieur/Madame “Droits de l’homme” pour l’Union européenne

Bientôt un Monsieur/Madame “Droits de l’homme” pour l’Union européenne

Le conseil des droits de l'homme à Genève (crédit : Onu)

(BRUXELLES2, exclusif) Selon le projet de mandat – que B2 a pu consulter, projet avalisé par les “27″ au niveau des groupes de travail – la mise en place d’un représentant spécial de l’UE obéit à trois objectifs :

  • « améliorer l’efficacité, la présence et la visibilité de l’Union européenne dans la protection et la promotion des droits de l’homme notamment dans la coopération et le dialogue politique avec les pays tiers » ;
  • « améliorer la contribution de l’UE au renforcement de la démocratie, de la construction des institutions, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance et des libertés fondamentales dans le monde » ;
  • « améliorer la cohérence de l’action européenne dans ce domaine et intégrer les droits de l’Homme dans tous les domaines des relations extérieures ».

Mettre en oeuvre, coordonner, représenter

Le représentant spécial aura ainsi une double fonction. En interne, il aura aussi comme tâche de contribuer à la mise en oeuvre du Plan d’action et de la Stratégie européenne des droits de l’Homme et de la Démocratie (qui doivent être approuvés au conseil des ministres des Affaires étrangères du 25 juin) et des « lignes directrices de l’UE », comme de « formuler des recommandations ».

Une bonne partie de son travail sera aussi consacrée à la “coordination“. Il devra ainsi assurer « l’unité, la consistance et l’efficacité de tous les instruments (financiers et politiques) de l’Union européenne ». Le représentant spécial devra ainsi se coordonner avec la Commission européenne, les Etats membres comme les autres représentants spéciaux. Il fournira également des « briefings réguliers aux missions des Etats membres ou aux délégations de l’UE  » (à l’étranger).

A l’externe, il aura pour tâche de « renforcer le dialogue avec les gouvernements dans les pays tiers et les organisations internationales ou régionales sur les droits de l’Homme comme avec les acteurs de la société civile ».

Une ligne hiérarchique très classique

Le représentant spécial agit durant tout son mandat «sous l’autorité de la Haute représentante ». Et il fera aussi rapport régulièrement aux gouvernements des Etats membres, par l’intermédiaire du COPS, le Comité politique et de sécurité, qui lui donnera ainsi « une  ligne stratégique et (une) direction politique ». Il travaillera également avec les unités concernées du Service diplomatique européen (SEAE) « en totale coordination ». A aucun moment, le Parlement européen n’est mentionné, malgré la demande des parlementaires (lire : ). Il rendra compte au Haut représentant et au COPS par des rapports écrits ou oraux, voire aux groupes de travail du Conseil, particulièrement le Cohom (comité sur les droits de l’Homme, présidé par un délégué du Haut représentant). Il pourra intervenir aussi « devant le Conseil des ministres des Affaires étrangères (et) être impliqué dans des briefings au Parlement européen ».

Un interlocuteur pour les pays tiers…

Ces fonctions sont relativement floues, à dessein. Cela laisse ainsi une certaine marge de manoeuvre au représentant spécial. Comme nous l’explique un diplomate européen, il devra être « un interlocuteur de haut niveau pour ses homologues dans les pays tiers ou au niveau international ». Nombre de pays ont en effet un « ambassadeur des Droits de l’Homme, des représentants spéciaux ou de personnes de rang similaire en parallèle avec leurs ministères des Affaires étrangères ». L’ONU a également plusieurs officiels de haut rang « disposant de mandats dans les Droits de l’homme, comme par exemple le Haut commissaire pour les Droits de l’Homme ». Et c’était donc « important pour l’Union européenne de se doter d’une fonction équivalente ».

Le nouveau Représentant spécial pourrait d’ailleurs présider des « dialogues de haut niveau sur les droits de l’Homme ou conduire des consultations avec les pays tiers sur des questions de droits de l’Homme » ou « faire des déclarations publiques ou de représenter le Haut représentant à des évènements internationaux ». Il/Elle aura aussi la possibilité d’intervenir devant le Parlement européen sur ces questions. NB : on sait que la séance du jeudi est souvent réservée aux droits de l’Homme, cela déchargerait aussi concrètement la Haute représentante de l’UE de cette tâche, en évitant au commissaire de permanence” d’ânoner un texte écrit.

Durée du mandat

La Haute représentante a eu un geste en direction des eurodéputés. Le mandat sera plus long que d’habitude : 2 ans, au lieu de 1 an (Le Parlement demandait 2 ans et demi). Le représentant spécial sera ainsi nommé jusqu’à juin 2014. Avec un mandat renouvelable, comme c’est la coutume.

Lire aussi : Le Parlement milite pour un Représentant spécial de l’UE sur les droits de l’Homme au mandat « fort »

PrintFriendlyFacebookShare

Le Parlement milite pour un Représentant spécial de l’UE sur les droits de l’Homme au mandat “fort”

(BRUXELLES2) Le Parlement européen veut avoir plus que son mot à dire sur la nomination du représentant spécial de l’UE pour les Droits de l’Homme – le premier “représentant spécial” thématique de la politique étrangère commune. Il l’a dit et redit sur tous les tons, en adoptant une résolution lors de sa plénière mercredi dernier (13 juin). « Bien que la nomination du représentant spécial (…) soit officiellement une décision du Conseil, (…), le Parlement européen doit jouer son rôle dans la procédure de nomination et la surveillance de l’ensemble de son mandat ».

Une vieille revendication du Parlement

Avoir un représentant spécial sur les Droits de l’Homme était une vieille revendication du Parlement européen. Celui-ci l’avait notamment réclamé dans deux résolutions votées successivement le 16 décembre 2010 et le 18 avril 2012. Et les élus européens entendent bien obtenir un suivi particulier de ce représentant spécial qui n’est pas seulement celui des “27″ mais aussi de l’Union européenne dans son intégralité. Avant sa nomination, ainsi « un échange de vues/une audition avec le représentant spécial de l’Union pour les droits de l’homme nommé par le haut représentant doit avoir lieu devant la commission pertinente du Parlement européen ». Le représentant spécial « doit faire régulièrement rapport à la commission pertinente du Parlement européen sur la situation des droits de l’homme dans le monde et sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du mandat ». Et le Parlement européen doit être « consulté de manière adéquate et en temps voulu pendant la procédure de renouvellement ».

Une personnalité choisie avec l’accord informel du Parlement

Ainsi que l’a confié à B2 un haut diplomate européen, il ne semble cependant pas question de modifier toute la procédure de nomination pour intégrer de manière officielle le Parlement européen, mais « un accord semble se faire avec les eurodéputés». En fait, ainsi que nous avons pu le comprendre, la procédure ne sera pas profondément modifiée et restera inchangée, du moins officiellement : appel à candidatures par la Haute représentante, sélection sur panel, proposition par le Haut représentant, décision par le Conseil, puis passage en commission du parlement pour un “entretien” plutôt qu’une audition. Le Parlement européen aurait obtenu d’être associé informellement au choix du futur candidat. « Sinon ce sera très difficile d’obtenir notre accord » a précisé à B2 un parlementaire qui suit attentivement le dossier.

Un mandat large

Pour les élus, le mandat du représentant spécial doit être large. Il « doit se voir attribuer un mandat fort, indépendant et flexible qui n’est pas défini par des responsabilités thématiques étroites et spécifiques, mais qui lui permet plutôt d’intervenir rapidement et efficacement ». Son mandat doit englober « toutes les questions des droits de l’homme :  l’abolition de la peine de mort, les défenseurs des droits de l’homme, la lutte contre l’impunité, la lutte contre la torture, la liberté d’expression (y compris sur l’internet), les libertés d’association, de réunion, de religion et de convictions, les droits des minorités, la protection de l’enfance, les droits des femmes, la paix et la sécurité, les questions de genre… ». Une vision assez partagée au niveau du service diplomatique – bien qu’on répugne à faire une liste aussi détaillée – mais pas nécessairement de tous les Etats membres.

Les moyens de son action

L’ambition des parlementaires est que ce Représentant spécial ait les moyens de ses actions. « Des ressources financières et humaines adéquates doivent être mises à la disposition du représentant spécial de l’Union pour les droits de l’homme en vue d’assurer l’efficacité de son travail et celui de son équipe ». Selon une première projection budgétaire effectuée au sein du service diplomatique européen, on peut cependant avoir quelques doutes. L’objectif du SEAE est, au contraire, d’avoir un coût assez limité pour ce représentant spécial. Une enveloppe d’environ 850.000 euros annuel pourrait être dégagée, pour le Représentant spécial et son équipe. 2/3 de l’enveloppe seraient consacrées aux frais de personnel, 1/3 aux frais de fonctionnement et déplacement. Ce qui ne laisse place – selon les prévisions – qu’à une petite équipe. Le Représentant spécial serait ainsi entouré de 3 personnes (1 assistant, 1 conseiller spécial et un contrôleur administratif et financier). Mais il  pouvant également s’appuyer sur les différents services existants au sein du SEAE pour lui fournir l’expertise nécessaire, ainsi que sur du personnel “détaché” provenant des Etats membres et des autres institutions européennes (y compris Commission européenne…).

Articles à suivre :

PrintFriendlyFacebookShare

La mission EUAVSEC au Sud Soudan approuvée par les 27

Sur l'aéroport de Juba (crédit : ONU)

(BRUXELLES2) Le conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne a adopté aujourd’hui (lundi 18 juin) la décision lançant la mission de sécurisation de l’aéroport au Sud Soudan (EUAVSEC South Sudan). On se souvient que cette décision était programmée il y a quelques jours mais avait dû être retirée de l’ordre du jour car plusieurs délégations avaient des réserves d’ordre parlementaire. Ces réserves sont désormais levées.

Une question de lutte contre le terrorisme

« L’UE est déterminée à soutenir la paix, la sécurité et le développement au Soudan du Sud » s’est félicitée la Haute représentante, Catherine Ashton dans un communiqué. « EUAVSEC – South Sudan s’attachera à améliorer la sûreté à l’aéroport de Djouba en vue de la rendre conforme aux normes internationalement reconnues, ce qui est important pour favoriser le développement économique du Soudan du Sud et pour soutenir les efforts visant à éviter que l’aéroport ne devienne une cible pour le terrorisme. »

On recrute

Il reste maintenant à désigner le chef de mission. Le recrutement du reste de l’équipe est en cours. En tout il y aura 64 personnes sur place, à Juba, la capitale du Sud-Soudan. Un nouvel appel à recrutement vient ainsi d’être lancé pour une quinzaine de postes.

Pour certains postes, seuls peuvent faire candidature des personnes détachées des Etats membres : chef adjoint de mission, chef de la planification et des opérations, conseiller politique (qui fait aussi office d’officier de presse). Pour les autres postes, ce peut être des personnes détachées ou des contractuels : conseiller au ministère des transports, formateur et conseiller à la sécurité aéroportuaire,  sécurité, marchés publics, ressources humaines, comptabilité, ingénieur, CIS, médical… > Télécharger la liste des postes ici et le formulaire de candidature . Date limite pour déposer votre candidature : le 6 juillet. A vos CV !

Lire aussi :

texte de la décision dans les docs de B2

PrintFriendlyFacebookShare

Le mandat du chef de mission Eulex Kosovo prolongé

(B2) Le mandat du chef de mission européenne Etat de droit au Kosovo (Eulex Kosovo), Xavier Bout de Marnhac, devait se terminer le 14 juin. Il a été prolongé (ce qui n’est pas une surprise pour qui lit ce blog). Son mandat se terminera donc maintenant le 14 octobre 2012. Il s’agit d’assurer, avec le même chef, la mise en place du nouveau format de la mission Eulex. Selon nos informations, le chef de mission était prêt à continuer au-delà sa mission. Mais du coté de la Haute représentante, on préfère renouveler le mandat. Même si ce critère ne figure pas officiellement, il y a aussi une question de nationalité qui est en jeu. D’une part, les Français se sont largement retirés de la mission au Kosovo, ne fournissant notamment plus de forces de police FPU. Et il est souvent de tradition (même si ce n’est pas systématique) que le chef de la mission/d’opération est aussi celui qui fournit le plus d’éléments à la mission. D’autre part, les Français visent d’autres responsabilités (notamment la mission Eucap Nestor, voire la mission Eucap Niger). Il y a donc là un équilibre de nationalités à la tête des missions de l’Ue, à respecter.

Lire également : La mission Eulex au Kosovo change de focus, et maigrit

PrintFriendlyFacebookShare