Le plan Rouge européen activé pour les feux en Grèce

Le plan Rouge européen activé pour les feux en Grèce

Les canadairs italiens avaient déjà engagés il y a deux ans sur les feux en Russie (crédit : Protection civile italienne)

(BRUXELLES2) Les feux en Grèce à Keratea dans le sud de l’Attique (50 km au sud d’Athènes) ont atteint une telle intensité que la Grèce a demandé l’aide de ses voisins. Le mécanisme européen de protection civile a ainsi été “activé” dans la nuit, précise-t-on du coté de la Commission européenne. « Les incendies menacent les zones résidentielles. La Grèce a besoin d’engins de lutte contre l’incendie comme des bombardiers d’eaux Canadair CL/415 pour soutenir ses propres forces engagées dans la campagne. » Sur place, la situation est difficile. 3 pompiers ont ainsi été blessés selon la presse locale. Tandis que le vent fort empêchait l’utilisation d’avions pour écoper à partir du lac samedi après-midi, rapporte le quotidien Ekatimerini. Les Grecs ont engagé 4 avions et 1 hélicoptère pour assister les pompiers au sol (75 véhicules et près de 300 hommes du feu).

Des Canadairs italiens à la rescousse

Plusieurs pays ont immédiatement répondu à cet appel à l’aide : la Direction de la protection civile italienne qui a mis en alerte, aussitôt, 2 Canadairs avec 11 membres d’équipage sur la base aérienne de Ciampino,. Aide acceptée par la Grèce. Les équipages ont alors préparé les matériels. Et les deux avions ont pu quitté leur base à 13 h pour être opérationnels le plus vite possible, dès dimanche après-midi. Chaque appareil a une capacité de 6.000 litres d’eau et un liquide d’extinction et est en mesure de s’approvisionner en seulement 12 secondes précise la protection civile italienne. La Bulgarie a également offert un hélicoptère anti-incendie, ainsi que la Croatie – nouveau venu dans le Mécanisme – qui a mis à disposition un avion de lutte contre l’incendie. La France a également offert des moyens.

NB : le principe de ce mécanisme est double. Il permet de coordonner l’aide européenne. L’Etat demandeur étant libre, ou non, d’accepter les offres. Il permet également une prise en charge commune. Une fois le mécanisme activé, certains frais comme les frais de transport sont pris en charge par le budget communautaire. Aide précieuse aujourd’hui pour plusieurs Etats.

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Russie et Finlande : la guerre des mots, sur fond arctique

Russie et Finlande : la guerre des mots, sur fond arctique

Exercice de tir de missile sol air, entre Finlandais et Norvégiens (crédit : Nordefco)

(BRUXELLES2) Alors que le gouvernement finlandais n’a toujours pas opté sur une adhésion à l’OTAN, la Russie vient de dire, de façon claire et nette, “Niet” à cette possibilité, si d’avance elle se concrétisait. Pour le général Nikolai Makarov, le commandant des forces de défense russe, une telle adhésion représenterait une “menace pour la Russie”.

Un danger pour la Russie, la Finlande ?

« La participation de la Finlande aux exercices de l’OTAN prouve que la Finlande s’implique de plus en plus dans le cercle des activités de l’OTAN. Dans certaines conditions, cela pourrait même causer un danger militaire pour la sécurité de la Russie », a affirmé le général dans son allocation devant l’Association des stagiaires de défense nationale à l’Université… d’Helsinki début juin, rapporte la presse finlandaise. Il pointe notamment du doigt les exercices de la défense nationale finlandaise à proximité de la Russie.« On peut se demander contre qui on s’apprête à combattre », s’interroge-t-il. Makarov n’est pas avare de déclarations tonitruantes. Ainsi début mai, lors d’une conférence sur la défense anti-missile à Moscou, il n’avait pas hésité à estimer que « Compte tenu du caractère déstabilisant du bouclier antimissile européen (…) la décision de porter une frappe préventive (…) pourrait être prise (par l’État-major russe) si la situation devait s’aggraver ».

La crainte de voir la Finlande se rapprocher de l’OTAN

Selon Charly Salonius-Pasternak, le chercheur de l’Institut finlandais des relations internationales, spécialisé dans les questions de sécurité, ces propos du général Makarov ne sont pas totalement inopinés. « Sa proximité avec le coeur du Kremlin laisse à penser que ce qu’il dit n’est pas contre ce que le Kremlin pense, même s’il a utilisé ses propres mots » a-t-il confié dans un échange avec B2. Et le chercheur de lire ainsi le message russe. Au-delà des exercices, « c’est le niveau actuel de la coopération avec l’OTAN, sur l’Arctique notamment, (qui) est problématique pour la Russie. Bien que Makarov ne le mentionne pas explicitement, on peut considérer qu’il fait référence à des discussions sur la Finlande et la Suède pour participer à la surveillance de l’espace aérien islandais. »

Un avertissement qui vise la neutralité de l’Arctique et au-delà les Etats-Unis

Si pour les Finlandais (et les Suédois), cette participation ressort plutôt de la coopération nordique, « parfaitement en ligne avec des efforts plus larges des pays nordiques en matière de défense (NORDEFCO), et comme un forum de coopération bénéfique pour leur propre sécurité », pour les Russes il parait en aller autrement. « Makarov a également déclaré que la coopération nordique (surtout dans les régions arctiques) était problématique. » La Russie considère ainsi plutôt « l’espace aérien islandais de surveillance comme un projet de l’OTAN. Et la Russie s’inquiète ainsi de ce que « NORDEFCO amènera la Suède et la Finlande à coopérer encore plus intensément avec l’OTAN ». de fait ce n’est pas la Finlande en soi qui est « une menace pour la Russie », mais sa « coopération accrue avec l’OTAN » qui pourrait rendre la situation plus difficile pour la Russie. De façon générale, on assiste là à la réitération d’une position russe classique, visant plus largement l’OTAN et les États-Unis, et leur « désir de ne pas militariser l’Arctique, et que l’approche ‘phasée’ de l’OTAN dans la défense antimissile balistique n’est pas acceptable pour la Russie. »

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La crise alimentaire au Sahel, conférence de haut-niveau à Bruxelles

(B2) La Commission européenne organise une Conférence de Haut-Niveau sur la crise alimentaire au Sahel lundi 18 juin au Berlaymont, le siège de la Commission, de 9h à 13h (salle Schuman). L’événement rassemble des représentants des pays du Sahel, les organisations régionales, les agences humanitaires et de développement, les organisations non gouvernementales et les gouvernements donateurs. Objectif : forger un nouveau partenariat pour renforcer la capacité de résistance dans le Sahel. Parmi les invités : Valerie Amos, le Sous-Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Anthony Lake, directeur exécutif de l’UNICEF et Nancy Lindborg, Administrateur assistant pour la démocratie à USAID.

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