Les Néerlandais mettent le paquet sur le renseignement et sur Ocean Shield

(BRUXELLES2) Le Parlement néerlandais a accepté hier (mardi 12 juin) un engagement plus fort des Pays-Bas dans l’opération anti-piraterie de l’OTAN, Ocean Shield. L’opération de l’UE, Atalanta, à quant-à-elle été jugée « controversée », par les parlementaires néerlandais, du fait de son nouveau mandat étendu aux côtes somaliennes, et devra donc être discutée après les élections en septembre.

Pour Ocean Shield, les Pays-Bas vont donc envoyer le Hr. Ms. Rotterdam, un navire de transport amphibie, doté de deux hélicoptères Cougars et d’un drone. A bord du navire également une unité spéciale d’infanterie de marine pour permettre d’effectuer les opérations de contrôle et de libération. Un sous-marin va également rejoindre la mission dans le seconde moitié de l’année. Ce qui permettra d’accroitre la fonction de « renseignement » sur zone, précise le ministère de la Défense. Coût de cet engagement supplémentaire : 13 millions d’euros.

Sécurité privée : toujours non

Le Ministre de la Défense, Hans Hillen, s’est prononcé contre l’utilisation de firmes de sécurité privée pour les équipes de protection embarquées (VPD). Malgré les coûts supplémentaires, il a déclaré que « toutes les forces armées doivent être sous la responsabilité de l’Etat afin d’assurer la précision et des mesures proportionnelles » rapporte nos confrères de la radio néerlandaise. Un point de vue qui ne surprendra pas car il confirme une position déjà prise et défendue dans le passé.

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