Catherine Ashton appelle Israël à revenir sur l’expansion des colonies

C. Ashton (Haute représentante de l'UE) avec Benyamin Netanyahou (PM Israël) en janvier (crédit : Union européenne)

(B2) C’est désormais un rituel bien établi à chaque nouvelle construction israélienne dans les territoires occupés (Palestine). L’Union européenne vient par la voix de Catherine Ashton de “déplore(r) les plans du gouvernement Israélien de construction de plus de 800 colonies d’habitation supplémentaires“. Elle rappelle qu’ils “sont illégaux selon le droit international et menacent de rendre impossible une solution à deux Etats” et appelle le gouvernement à “exercer le plus haut sens des responsabilités en revenant sur ces décisions”.

NB : Pour le gouvernement de Netanyahu il s’agit en quelque sorte d’une “compensation” par rapport à un arrêt de la Cour Suprême d’Israël qui avait ordonné le 7 mai dernier le démantèlement de cinq bâtiments résidentiels construits sur des terres privées palestiniennes, à Ulpana, dans la colonie de Beit El. Actuellement, plus de 340 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie.

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23 millions d’Euros pour la Syrie. L’Europe débloque une aide humanitaire d’urgence

Convoi du CICR en route vers Homs, février 2012 (crédit : CICR / SARC / I. Malla)

(BRUXELLES2) La Commission Européenne a en effet adopté, aujourd’hui (vendredi 8 juin), une décision permettant de débloquer une aide humanitaire de 23 millions d’euros “spéciale” pour venir en aide à la population syrienne. Objectif : assurer « une réponse simple et rapide aux besoins les plus urgents de la population syrienne et des réfugiés syriens », comme l’a détaillé à la presse la commissaire en charge de l’aide humanitaire, Kristalina Georgieva.

Répondre aux besoins les plus urgents

« Les produits de base sont chers et l’accès aux services fondamentaux comme l’éducation et la santé devient de plus en plus difficile » commente-t-elle. Les fonds concernés par cette « mesure spéciale » devront donc concerner ces produits et services. Le soutien aux médias, aux activités culturelles et à la société civiles figure également parmi les domaines ciblés.

Le problème de l’accès au terrain

Les fonds seront dirigés vers les organisations déjà sur le terrain et qui « ont accès aux populations les plus vulnérables », comme le Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Syrie, ou le Haut Commissariat de l’ONU (UNHCR) pour les réfugiés dans les pays voisins. Selon les dernières estimations de l’ONU, environ 1 million de personnes auraient été déplacées par ce qu’il faut bien appeler un conflit armé, dont plus de 40 000 réfugiés. Si plus de 2000 acteurs humanitaires sont présents en Syrie, ils sont la plupart du temps, à l’exception de la Croix-Rouge, empêchés d’accéder aux régions les populations les plus vulnérables. Il faut donc verser les fonds à des organisations considérées comme neutres par le régime de Bachir El Assad.

Qu’en est-il de l’option militaire pour assurer la sécurité de l’approvisionnement ?

La communauté humanitaire voit cela comme une solution « en dernier recours », « seulement lorsqu’il n’y a pas d’autre accès possible » a expliqué Kristalina Georgieva. Elle évoque les exemples de la Libye ou d’Haïti où c’était nécessaire et où « il a fallu en venir là. »

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La décision sur la mission EUAVSEC au Sud Soudan retardée

(BRUXELLES2) Le Conseil des ministres de la Justice n’a finalement pas réussi à approuver jeudi (7 juin) le lancement de la mission de sécurisation de l’aéroport de Juba au Sud-Soudan (EUAVSEC South Soudan). Ce point devait figurer à l’ordre du jour du Conseil en point A (sans discussions). Mais il a dû être retiré au dernier moment. Plusieurs Etats ont posé des réserves parlementaires. Ces réserves sont purement « formelles », estime-t-on au service diplomatique européen (SEAE). « Nous ne nous attendons à aucune objection sur la substance » m’a-t-on ainsi précisé. Mais elles retardent, quelque peu, l’adoption de cette décision qui devrait ainsi « figurer à l’un des prochains conseils », la semaine prochaine peut-être. Lire : La mission EUAVSEC au Sud Soudan lancée (maj)

 

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Malgré la crise, agir “Européen” face aux catastrophes est nécessaire (sondage)

Une équipe de recherche et sauvetage en Indonésie, après l'éruption du volcan Merapi le 26 octobre 2010 (Crédit : Commission européenne - ECHO/Mathias Eick)

(BRUXELLES2) Les citoyens européens font confiance à l’action de l’UE en termes de protection civile, si l’on en croit les résultats du dernier sondage (eurobaromètre), réalisé en février et mars derniers, et qui est publié aujourd’hui. Malgré la crise, ces chiffres montrent que le sens de la solidarité n’est pas mort…

Soutien à l’aide humanitaire…

Une large majorité des sondés (84%) estiment ainsi qu’il faut continuer à financer l’aide humanitaire malgré la crise économique et les pressions sur les finances publiques, ce qui représente une hausse de 9 points par rapport à 2010. « Même en ces temps difficiles, les citoyens de l’UE restent favorables à l’aide que nous apportons aux populations du monde entier qui connaissent de graves difficultés pour des raisons indépendantes de leur volonté », souligne la commissaire européenne en charge de l’Aide humanitaire et de la Réponse aux crises, Kristalina Georgieva.

… et pour la gestion des catastrophes

Sur les quelques 26 751 répondants, 82% estiment qu’en ce qui concerne la gestion des catastrophes, l’action au niveau de l’UE est plus efficace que des actions menées individuellement par les Etats Membres. En cause, le manque de ressources de certains Etats, et donc la nécessité de mutualiser ces ressources : 92% pensent que tous les pays n’ont pas les ressources suffisantes pour gérer à eux seuls une catastrophe majeure. De plus, les catastrophes ignorent les frontières nationales : une réponse au niveau européen est donc plus pertinente.

… mais des variations selon les pays

Toutefois, on observe des différences selon les pays. Parmi les plus grands adeptes d’une gestion européenne des catastrophes, on trouve Chypre (96%), la Grève (91%) ou encore la Belgique (88%), tandis que d’autres sont un peu moins enthousiastes: la Roumanie (75%), le Royaume-Uni (76%), l’Autriche ou encore la République Tchèque (78% tous les deux). En outre, l’action de l’UE ne doit pas se limiter au territoire européen : 89% des sondés sont d’accord pour dire que l’UE doit aider tout Etat non-membre frappé par une catastrophe, en coordonnant l’envoi d’experts et de matériel sur place.

Des Européens fortement préoccupés par le risque de catastrophe

D’après ce sondage, les Européens semblent exprimer un haut degré de préoccupation vis-à-vis d’éventuelles catastrophes. En particulier, ce sont les catastrophes causées par l’homme qui font l’objet de craintes : 75% des répondants placent les désastres comme les accidents nucléaires ou les marées noires en haut de la liste, avant les catastrophes naturelles comme les inondations ou les tremblements de terre (67%), les attaques terroristes (64%) ou encore les conflits armés (59%). Une grande majorité (84%) est d’accord pour dire que les Etats Membres de l’UE devraient être obligés, par la loi, de préparer (et publier) des plans de gestion de crise à cet effet.

NB : ce fort soutien à la solidarité internationale de l’UE n’est pas nouveau, c’est une constante depuis des années. Le fait que ce chiffre se maintienne malgré la crise est un signe notable. Même s’il faut toujours prendre avec des “pincettes” les sondages Eurobaromètre réalisés par la Commission européenne, qui sont souvent orientés vers des nécessités politiques. On remarque toutefois que si les citoyens européens appuient l’action de l’UE dans la protection civile, cela ne veut pas forcément dire qu’ils la connaissent ou la comprennent bien. Seuls 17% estiment être informés des activités de l’UE dans la protection civile (27% en ce qui concerne l’aide humanitaire). Il y a ainsi encore un net effort à faire entre les projections du “désir” d’action européenne et la “connaissance” de son action réelle.

Résumé de l’enquête, à télécharger ici (catastrophes) et (aide humanitaire). Rapport complet dans les Docs de B2

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