Le calendrier du retrait polonais d’Afghanistan. Après 2014, l’inconnue ?

(BRUXELLES2) Suivant en cela le plan général de réduction des troupes de l’OTAN, les Polonais diminueront progressivement leurs troupes jusqu’en 2014. Le ministre polonais de la Défense, Tomasz Siemoniak, l’a confirmé, jeudi (24 mai), devant la Diète polonaise à Varsovie, dressant le compte-rendu des réunions de Chicago.

Diminution progressive des effectifs à partir d’octobre 2012

D’octobre 2012 à octobre 2013, la mission polonaise dans le pays va ainsi « changer de nature évoluant vers la formation et la stabilisation ». Les 12e et 13e rotations du contingent polonais ne compteront plus que « 1800 militaires et 400 autres en réserve en Pologne » (contre 2420 sur place selon le dernier comptage de l’OTAN effectué en mai). Les deux rotations suivantes, jusqu’à la fin de l’année 2014, les militaires ne feront plus que « des tâches de conseil et formation, avec 1000 personnes sur place et 400 en réserve sur le territoire polonais ».

Selon une dernière évaluation de l’Etat-Major polonais, les coûts de la mission en 2011 s’élevaient à 747,6 millions de zlotys » (environ 176 millions d’euros).

Les 4 options pour le retour du matériel

Concernant le retour des matériels, les plans de retrait sont à l’étude. « À la fin de cette année, nous aurons un cadre complet pour le transport des équipements » a expliqué le ministre de la Défense. Plusieurs options sont possibles. 1° le rail (à travers le territoire de l’ex-URSS, via les frontières de l’Afghanistan avec l’Ouzbékistan), 2° la route (par le Pakistan), 3° le transport aérien (dans des configurations différentes), et 4° la mer (par exemple à partir de bases US dans la région du Golfe).

Mais tous les matériels ne rentreront pas en Pologne. Les équipements sont répartis en trois groupes : le matériel qui doit « absolument rentrer ». Le second groupe, du matériel utilisé en Afghanistan, « sera transféré aux autorités afghanes ou comme une forme de soutien aux organisations humanitaires ». Le troisième groupe est un équipement « déficient » (ou obsolète), qui restera en Afghanistan parce que leur transport serait trop coûteux ».

Après 2014, l’inconnue

Quant à l’après 2014, « il n’y a pas encore de décision » a confirmé Siemoniak. « Le sommet de l’OTAN à Chicago a adopté un document de politique générale qui confirme l’intérêt de l’OTAN et les pays participants et partenaires de l’opération. (Mais) aucune des dispositions spécifiques et des engagements n’ont pas été prises. »

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

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