Les Américains suivent de près les travaux de l’Agence de défense

(BRUXELLES2) Les directeurs nationaux de l’armement de l’Union européenne se sont rencontrés à l’Agence européenne de défense, jeudi 10 mai, pour un conseil d’administration consacré aux différents projets en cours du pooling and sharing – comme le ravitaillement en vol -, le système Sesar, les drones, des marchés de défense, les drones… Peu avant, ils avaient pu s’entretenir de façon informelle avec le sous-secrétaire US au Commerce, Eric Hirschhorn.

Les directeurs européens de l’armement ont aussi été « briéfés » sur la nouvelle initiative américaine du contrôle des exportations d’armes. Une réforme qui a pour objectif de diminuer la procédure pour l’achat de pièces et composants aux Etats-Unis, et d’améliorer l’interopérabilité militaire entre les Etats-Unis et de ses amis et alliés, tout en mieux contrôlant l’exportation vers les pays les plus préoccupants. Les États-Unis prévoient ainsi a expliqué Hirschhorn « de réviser les listes de contrôle des exportations plus précisément ».

Une présence qui devient une habitude. Les Américains, très intéressés par les développements des Européens en matière capacitaire, ne veulent désormais plus en louper un gramme. On sait en effet que le projet de ravitaillement en vol (Air-to-Air Refuelling) a fait l’objet d’un petit « ping-pong » entre l’OTAN et l’Union européenne. Une discussion franche et amicale – comme on dit en termes diplomatiques. Ce projet développé au niveau européen aurait bien aussi été porté par l’Alliance Atlantique. Il « a fallu convaincre les Américains de tout l’intérêt de voir ce projet développé par les Européens » m’a expliqué un expert du dossier.