Les Européens trop divisés sur la Syrie, dénonce le ministre finlandais

(BRUXELLES2) Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a mis les pieds dans le plat dans une interview accordée à Aamulehti. La  décision de l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni d’expulser les diplomates syriens a montré la division de l’Europe et n’est pas une bonne chose, selon lui.

Expulser les ambassadeurs syriens : une erreur

« Si nous voulons que les Etats européens disposent d’une politique étrangère et de sécurité commune crédible, il faut décider ensemble de ces questions. Une nouvelle fois de plus chacun a décidé seul dans son coin. » a-t-il déclaré. Et de « se demander si ces expulsions sont une sage décision ». Pour lui,  le maintien d’ambassades sur place reste nécessaire. « Tant qu’il y aura une opération d’observateurs militaires, cela motive le maintien d’une présence diplomatique. » Sans cela, « on perdrait alors la possibilité de surveiller sur place. (…) Et tous les rapports signalent que les tirs cessent lorsque les observateurs sont présents. »

Option militaire : attention danger

Tuomioja reste aussi réticent sur une éventuelle opération militaire, envisagée désormais par plusieurs pays plus ou moins ouvertement (France, Royaume-Uni, Belgique). Trop tôt selon lui ! « Il n’y a pas de front bien défini. On veut éviter une guerre civile et non pas en déclencher une ». Et le Finlandais de se montrer plutôt en faveur du durcissement des sanctions, « notamment les interdictions de séjour et le gel des avoirs ».

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Un véhicule d’Eulex attaqué dans le nord Kosovo

(BRUXELLES2) Un véhicule d’Eulex a été attaqué et sévèrement endommagé, mercredi après-midi, par un groupe d’individus non identifiés à Zubin Potok dans le nord Kosovo. L’attaque est survenue alors que le véhicule roulait vers le poste de police local. A on bord des officiers européens qui devaient prendre leur service dans ce poste. Aucun d’entre eux n’a été blessé durant cette attaque. Une attaque « condamnée » par le porte-parole de la mission d’Eulex, Nicholas Hawton, qui a rappelé qu’une « attaque contre Eulex était une attaque contre l’UE toute entière ». NB : Eulex a décidé d’étendre ses activités au nord du Kosovo. Extension qui ne va pas sans difficultés. Ses hommes sont en butte régulièrement à des intimidations de ce type. Mitrovica

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Autriche et Pologne ne respectent pas vraiment la directive Défense

(BRUXELLES2) Après les Pays-Bas et l’Allemagne, le Luxembourg et la Bulgarie, c’est au tour de l’Autriche et la Pologne de recevoir un carton jaune – un avis motivé – de la Commission européenne pour ne pas pas avoir vraiment respecté les règles européennes pour la passation de marchés publics de défense (directive ). Pour l’Autriche, c’est essentiellement la transposition de la directive 2009/81 dans le Land de Carinthie qui est en cause. Quant à la Pologne, elle « n’a toujours pas communiqué de mesures transposant la directive », indique la Commission. Si les autorités autrichiennes et polonaises « ne communiquent pas les mesures de mise en œuvre nécessaires dans les deux mois, la Commission pourra saisir la Cour de justice de l’Union européenne et lui demander d’imposer des sanctions financières ».

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Vrombissements de moteurs à Saragosse

Un C295 au Tchad lors de l'opération Eufor embarquant des troupes (crédit : armée espagnole)

(BRUXELLES2) La première formation européen de transport aérien (EATT2012) aura lieu du 4 au 15 juin à Saragosse (Espagne). Suivant un peu le modèle de ce qui a été fait en matière de formation des pilotes d’hélicoptères, dans le cadre de l’initiative pooling and sharing, elle vise à améliorer les connaissances des équipages face à différentes menaces ou différentes situations : planification avancée de mission, largages de personnel et de cargaison, navigation tactique et réactions aux menaces, opérations tactiques aéro-terrestres avec récupérations tactiques ; débarquements d’assaut), moteurs tournant ou éteints, atterrissages sur terrain court, vols et opérations de de nuit.

Seront présents des moyens et équipages de différents pays : 4 C130 belge, espagnol, français et néerlandais, 1 Transall Allemand, 2 Casa C-295 Tchèque et espagnol. Chacun des appareils vient avec deux équipages.

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Autoroute de la criminalité en Afrique et cocktail à risques au Sahel (UA)

(Crédits: Parlement Européen)

(BRUXELLES2) L’Union Africaine doit faire face à d’importants problèmes de sécurité et elle compte pour cela sur ses partenaires internationaux, en particulier l’Union européenne. C’est le message principal de Ramtane Lamamra, commissaire de l’Union africaine à la paix et la sécurité, aux eurodéputés de la commission Affaires étrangères ce mercredi (30 mai).

Ce diplomate, ancien ambassadeur algérien à l’ONU et médiateur dans de nombreuses crises en Afrique (Mali / Burkina Faso, Libye, Tchad, Libéria…), livre un point de vue intéressant sur les priorités sécuritaires en Afrique. Priorités qui semblent coïncider avec celles de l’UE sur ce continent. Les experts « sécurité » des deux institutions, le COPS pour l’UE et le Comité paix et sécurité pour l’UA, se réunissaient d’ailleurs, mardi 29 mai (pour la cinquième fois depuis la création de l’Union africaine il y a dix ans) afin de mettre en œuvre la coopération inter-régionale.

Une « autoroute de la criminalité » Est-Ouest

Aujourd’hui, si le commissaire Lamamra se félicite de la diminution du nombre de conflits et de victimes par rapport à la décennie précédente, il évoque une évolution vers des conflits qui sont maintenant presque tous « internes ». Les acteurs non-étatiques prennent de plus en plus d’importance : criminalité organisée, terrorisme, piraterie maritime… Tels sont les adversaires désormais. Il évoque sans ambages une « autoroute de la criminalité » qui traverse l’Afrique en large d’Est en Ouest, depuis le Golfe d’Aden vers celui de Guinée. Et c’est le trafic de stupéfiants qui l’inquiète de plus, car il génère ou avive les conflits… quand il ne les finance pas.

Le Sahel : nouveau défi géostratégique et cocktail de difficultés

C’est en quelque sorte le nouveau sujet de « grave préoccupation » pour l’Afrique. Au Sahel, c’est un véritable « cocktail de difficultés » qui rend la situation très compliquée à gérer : problèmes de gouvernance, crise humanitaire, défis environnementaux, terrorisme et mouvements sécessionnistes sont les ingrédients de ce cocktail. Et cela « dépasse le seul Mali ». Dans ce pays, le coup d’Etat est « insensé »* (effectué un mois avant la tenue des élections…). Réalisé sous le prétexte de la mauvaise gestion de la menace sécessionniste du Nord, il a en fait aggravé la situation. D’autant qu’il a enlevé au pays « son arme la plus importante : la légitimité ». Désormais, deux tiers du territoire malien échappent au gouvernement. Les islamistes d’Aqmi sont une menace, tandis que les « préoccupations » des sécessionnistes Touareg sont négociables, tant qu’elles respectent l’intégrité du pays. L’expert de l’Union africaine espère qu’une solution pourra être trouvée le 7 juin prochain, date à laquelle se tiendra une réunion du groupe de soutien et de suivi, qui réunit à la fois les pays africains et les partenaires internationaux.

Fragile amélioration dans les Grands lacs et la Corne de l’Afrique

Parmi les autres priorités sécuritaires, Ramtane Lamamra évoque bien sûr la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs. Ces deux régions restent caractérisées par « une grande fragilité  » malgré des améliorations. En ce qui concerne le Soudan, là aussi la menace est très présente et l’UA appelle à la cessation des violences, au retrait des troupes et à la négociation comme seule voie possible vers une solution à deux Etats co-existants “côte à côte”. Les « soulèvements populaires » (terme préféré par le représentant africain à celui de printemps arabe) offre des perspectives positives dans ce tableau plutôt difficile. « On devrait pouvoir en tirer des enseignements » affirme ainsi l’expert africain.

* Le mot est également utilisé pour la Guinée-Bissau, où le coup d’Etat a eu lieu entre les deux tours de l’élection…

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Les 2 fusiliers-marins italiens libres de leurs mouvements en Inde (Maj)

(B2) Les deux fusiliers-marins italiens du régiment de San-Marco (Massimiliano Latorre et Salvatore Girone) qui avaient été arrêtés en Inde, le 19 février, sur des accusations de meurtre de deux pêcheurs pris pour des pirates, alors qu’ils assuraient la protection du Enrica Lexie, ont retrouvé un peu de liberté. Ils ont été libérés sous caution (10 millions de roupies, environ 140.000 euros chacun), par la haute cour de Kerala. Mais ils doivent rester en Inde. Leurs passeports ont été retirés et ils doivent résider dans les 10 km environnant du commandement de la police à Cochin, où ils devront pointer tous les matins, précise la presse italienne. Après l’autorisation du départ du Enrica Lexie, c’est un nouveau pas dans un apaisement du dossier entre Inde et Italie, après des échanges plus que vifs entre les deux diplomaties. Les fusiliers avaient été transférés de la prison de Trivandrum à une école de Borstal la semaine dernière Une “compensation” de 144.000 euros (ou 190.000 $) a été versée par l’Etat italien aux familles des deux victimes indiennes. (maj) La prochaine audience est fixée au 18 juin.

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Entre l’OIC et l’UE, on s’apprivoise. Premières approches

Carte de la présence de l'OIC - en rouge les pays observateurs (source : Wikipedia)

(BRUXELLES2) Des discussions formelles et informelles ont été entamées entre l’Union européenne et l’Organisation de la coopération islamique (OIC) (*). Cette organisation qui regroupe 57 Etats membres – dont l’Iran et la Syrie – va d’ailleurs s’implanter de manière fixe à Bruxelles en s’établissant sa représentation rue du Trône, à deux pas du Parlement européen. Quelques rencontres ont déjà été organisées au plus haut niveau entre la Haute représentante de l’Union européenne et le secrétaire général de l’OIC, Ekmeleddin Ihsanoglu.

Des discussions, au niveau des staffs

Mais l’essentiel se passe en coulisse, par des discussions de “staff à staff”. Des discussions essentielles, explique à B2 un expert du dossier. « Il y a un certain nombre de sujets communs qui intéressent les deux organisations : la Birmanie, la Syrie et le Liban, le nucléaire et l’Iran, le processus de paix au Moyen-Orient, la Corne de l’Afrique avec l’instabilité au Yémen et en Somalie, la piraterie… et l’Afrique. » L’Afrique, un continent sur lequel l’OIC affirme de plus en plus sa présence, au fur et à mesure que le “continent noir” s’islamise. Trois Africains (guinéen, sénégalais ou ougandais) sont d’ailleurs candidats à prendre la tête de l’organisation après l’actuel secrétaire général. L’OIC est également fort intéressée par l’expérience européenne. Agostino Miozzo, le directeur du département “réponse de crises” au service diplomatique européen (SEAE/EEAS), était ainsi récemment à Djeddah, siège de l’organisation pour expliquer le fonctionnement de la “situation room” à l’européenne.

(*) Organisation dont est membre deux pays candidats ou futurs candidats – Turquie et Albanie – et observateur un troisième – Bosnie-Herzégovine. La Russie est également observateur de l’organisation tout comme Chypre Nord (non reconnu par l’Union européenne et la plupart des pays).

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11 pirates capturés au Puntland

(B2) La police maritime du Puntland a arrêté, dimanche (27 mai), au matin 11 pirates dans une opération menée dans la ville côtière de Hafun. Parmi les personnes arrêtées, selon Garowe Online, un responsable pirate impliqué dans un incident qui a tué 5 membres des forces de sécurité du Puntland en mars dernier près du village côtier de Hul-Anod. Un véhicule a été saisi ainsi que 7 fusils d’assaut et une mitrailleuse de calibre 52. Les 11 suspects ont été remis aux autorités judiciaires.

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