Il pleut sur Val duchesse

(BRUXELLES2) La réunion des ministres de la Défense de l’Union européenne a commencé vers 19 h au chateau de Val Duchesse – réservé aux hôtes du gouvernement belge, d’ordinaire, ou pour les conclaves ministériels de formation de gouvernements. Mais tous les participants n’étaient pas encore là : à 19 h 30, il en arrivait encore, ai-je pu constater. Ce diner devrait être rapidement expédié. Car tous les ministres ne devraient pas être présents.

L’avantage, c’est qu’il n’y aura aucun média pour le constater, ni pour rendre compte de la réunion. C’est vrai : à quoi bon la presse ? La Haute représentante Catherine Ashton y est souvent décriée. Alors autant s’éviter une corvée de plus…

Rien n’a donc été prévu pour accueillir les journalistes  – contrairement aux autres réunions informelles que ce soit en Pologne (Cracovie), en Hongrie (Budapest) ou en Belgique (Gand). Quand je parle de rien, il ne s’agit pas de cacahuètes, de jus d’orange et de sandwichs…  Mais tout simplement d’une salle pour travailler, avec un toit et un chauffage. Ou juste d’un accès.

C’est bien simple. Le journaliste est persona non grata. Il peut rester devant les grilles à se geler sous la pluie battante. Les gardes de G4S – qui se gèlent aussi :-) – veillent à l’entrée à ne pas laisser passer les impétrants. Enfin… en théorie. Car leur système de protection n’est pas des plus efficaces (j’ai pu entrer sans problème dans l’enceinte). Celui qui voulait déposer un pain de plastic au pied du batiment pouvait le faire en toute quiétude…

NB : précisons que rien n’a d’ailleurs vraiment été fait pour attirer le chaland journaliste. Un briefing de presse avait été organisé pour préparer cette réunion. Rendez-vous était donné aux journalistes à 15h45, soit quelques heures à peine avant la réunion, ce mercredi. Une heure où tout journaliste digne de ce nom qui couvre la défense et les affaires étrangères était justement de l’autre coté de la ville, au bd Leopold à l’OTAN, où se déroulait une réunion tout de même importante puisqu’il s’agissait de la réunion « jumbo » de préparation au sommet de Chicago… La prochaine fois, on pourrait convoquer les journalistes sur la planète mars ou… dans le triangle des bermudes.

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