Dernières nouvelles de la piraterie (8 avril). Un groupe pirates neutralisé par l’Aconit

(BRUXELLES2) Dans la matinée du 7 avril 2012, alors que la frégate Aconit se dirigeait vers le nord de la corne de l’Afrique  pour y rejoindre la frégate espagnole Infanta Elena, et prendre en charge l’escorte d’un navire du Programme alimentaire mondial, une baleinière remorquant un skiff a été repérée.

On se situe alors à près de 600 km, et il n’y a pas normalement d’activité de pêche dans cette zone. Ce qui a « immédiatement éveillé les soupçons des marins de l’Aconit » précise-t-on au commandement français de la marine. « L’interception a alors été rapidement ordonnée par le commandant ». L’équipe de visite a alors huit suspects à bord de la baleinière. Aucun matériel lié à une activité de piraterie « a pu être retrouvé à bord (grappin, arme…) bien qu’une bonne partie est vraisemblablement été jetée par-dessus bord ».

La baleinière a été détruite, les suspects  transférés à bord de l’Aconit pour interrogatoire, et le skiff embarqué à bord de la frégate. Aucun fait ne pouvant être reproché, décision a été prise de relâcher les suspects. Après une journée de transit nécessaire pour se rapprocher de la côte somalienne, ceux-ci ont donc été libérés.

 

Autres nouvelles de la piraterie :

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Un Awacs français et un Atlantique2 sur zone

(BRUXELLES2) Un avion Atlantique 2 a relevé, le 2 avril, le Falcon 50 de la marine nationale basé à Djibouti dans le cadre de l’opération européenne de lutte anti-piraterie Eunavfor Atalanta. Au cours de son déploiement, l’Atlantique 2 de la flottille 23 F effectuera « des vols réguliers d’une dizaine heures au dessus du Golfe d’Aden et de l’océan Indien », précise l’armée.

« Les images et données recueillies par les différents senseurs de l’aéronef et sa douzaine de membres d’équipage (seront) exploitées par des spécialistes du renseignement, en particulier à bord du navire amiral de la Task Force 465, et permettent de mieux coordonner l’action des bâtiments de surface et de leurs hélicoptères embarqués. »

Un Awacs 3EF de l’armée de l’air est déjà engagé sur place permettant une meilleure couverture de toute la zone. C’est un officier supérieur français qui a pris le commandement d’Eunavfor.

Lire également : Un Français aux commandes de l’opération Atalanta sur zone (Maj)

 

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Renforts pour l’opération Eunavfor Atalanta

(B2) Deux navires – un Néerlandais (la frégate multirôle HNLMS Van Amstel) et un espagnol (la frégate ESPS Reina Sofia sont arrivés dans l’Océan indien et le Golfe d’Aden pour renforcer la mission européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta. Tous les deux disposent d’hélicoptères embarqués qui permettent ainsi d’augmenter le rayon d’action des navires. Eunavfor « dispose désormais d’une dizaine de navires prêts à faire face à une recrudescence attendue de la piraterie après la fin de la saison des moussons » précise le QG d’Atalanta.

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17 suspects libérés par la marine danoise

(BRUXELLES2) La frégate danoise Absalon a relâché, jeudi (5 avril), sur la plage somalienne, 17 pirates présumés. Ils avaient été arrêtés, le 27 février dernier, lorsque l’Absalon avait libéré un bateau de pêche utilisé comme bateau-mère par les pirates, ainsi que 16 marins pakistanais et iraniens (2 otages avaient été tués lors de cette action). Les autorités danoises, « sur la base des preuves recueillies, ont étudié toutes les possibilités de remettre les pirates présumés en vue de poursuites dans n’importe quel pays dans la région » indique le commandement danois des opérations dans un communiqué. Mais cela n’a pas été possible. D’où la libération plus d’un mois après la capture. Les marins libérés – et les corps des défunts – avaient été remis à leurs autorités nationales respectives lors d’une escale au Kenya le 15 mars.

Lire également : Un bateau mère libéré, deux marins iranien et pakistanais tués

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Un cargo chinois libéré par la marine iranienne. Un autre cargo libéré début avril

(B2) Un cargo chinois, battant pavillon panaméen, le Xianghuamen, a été capturé vendredi (6 avril), au petit matin, à proximité des côtes iraniennes (à 13 miles environ), près du port de Chabahar (à 25° Nord et 57° Est). Le capitaine a donné l’alerte. Et les 28 hommes d’équipage (tous chinois) se sont réfugiés dans la “citadelle” du navire. Mais les pirates ont réussi à prendre en otage certains marins. Malgré une demande expresse du capitaine à la marine iranienne de ne rien tenter par la force, celle-ci a lancé l’assaut, sur la demande de Pékin apparemment. Plusieurs échanges de tirs ont eu lieu entre les militaires et les pirates. Les 28 marins ont été libérés et 9 pirates arrêtés. Le ministre chinois des Affaires étrangères a adressé dimanche (8 avril), un télégramme de félicitations à son homologue iranien le remerciant pour son intervention et expliquant qu’une coopération plus importante entre les deux pays pourraient se développer pour lutter contre la piraterie.

La marine iranienne libère un cargo par la force

Le MV Eglantine, un cargo iranien battant pavillon bolivien, transportant du sucre du Brésil vers l’Iran, avait été capturé dans l’Océan indien par les pirates le 26 mars. Il a fallu 48 heures de “feu intensif” selon l’agence officielle Fars pour venir à bout des assaillants début avril. 13 pirates ont été arrêtés.

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Le Enrica Lexie, maintenu en saisie

(B2) La Haute Cour de Kerala s’est opposée, début avril, à la levée de la saisie frappant le navire italien Enrica Lexie retenu en Inde. Selon le tribunal indien, la demande de levée de la saisie aurait dû être adressée d’abord au tribunal local de Kollam – qui avait pris la première décision de saisie – et ensuite à la Haute Cour. Outre les deux fusiliers marins italiens incarcérés, le commandant du navire, U. Vittelli, et les 4 autres fusiliers marins sont entendus comme témoins par la justice indienne pour la mort de pêcheurs. Les expertises balistiques n’ont pour l’instant rien donné. Mais les policiers indiens soupçonnent les Italiens d’avoir fait disparaître l’arme qui a tué les pêcheurs.

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Décrue de la piraterie au 1er trimestre 2012. Un Thaïlandais à la tête de la CTF 151

(BRUXELLES2) C’est un contre-amiral thaïlandais Tanin Likitawong qui a pris le commandement fin mars de la CTF 151 – la force anti-piraterie initiée par la marine US – relevant le Commodore de la marine danoise Aage Buur Jensen, Royal Danish Navy, à bord de l’USS Halsey (DDG 97). A l’occasion de cette passation de commandement, le commodore Jensen a souligné combien la « coordination entre toutes les forces de l’Union européenne, de l’OTAN et d’autres déploiements était importante » pour combattre la piraterie. Cet « exemple remarquable de coopération internationale montre la volonté de faire de leur mieux pour atteindre l’objectif commun de vaincre la piraterie ».

Selon le bilan qu’il a dressé, la CTF 151 a déjoué 4 groupes d’action pirates et conduit plusieurs missions d’observation de la piraterie dans le nord de la Corne de l’Afrique et le sud de la côte somalienne. La piraterie a nettement décru au premier trimestre 2012. Tant le nombre d’attaques et que le nombre de prises ont nettement diminué : le nombre d’attaques est passé de 41 à 11 tandis que le nombre de captures passait de 13 à 4.

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