Pour la frégate Hydra, la chasse aux pirates, c’est fini. Retour à la maison

(B2) Le contre-amiral Duncan L. Potts, commandant de Eunavfor Atalanta, a un problème de plus à résoudre. Trouver un navire pouvant remplacer la Grèce. La frégate Hydra qui participe ainsi à l’opération anti-piraterie de l’UE, va rentrer au pays un mois plus tôt que prévu. Sur ordre du ministre de la Défense, Dimitris Avramopoulos. Et pour cause de restrictions budgétaires.

La frégate ne sera pas restée longtemps sur place. Elle opérait au large des côtes somaliennes depuis le 29 janvier et devait rester deux mois sur place. La Grèce s’étant engagée à fournir une frégate durant deux fois deux mois dans l’année. Un retour anticipé dû, selon des sources au ministère de la Défense citées par l’agence de presse grecque, aux difficultés budgétaires. Le coût d’une frégate étant d’environ 2,5 millions d’euros par mois, l’économie espérée sera de 7,5 millions d’euros durant cette année. Une goutte d’eau dans le dernier plan de restrictions, approuvé fin février, qui prévoit d’économiser 400 millions € sur le budget de la défense (100 millions en coûts opérationnels, 300 millions en investissements).

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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