Un petit drapeau rouge et blanc dans les murs de l’Agence européenne de Défense

(BRUXELLES2) L’Agence européenne de Défense compte un membre de plus… avec la Suisse. La Confédération helvétique a signé aujourd’hui avec l’Agence européenne de défense un « arrangement administratif » ; un accord qui lui permet de participer aux projets européens de Défense. L’Etat neutre par excellence qu’est la Suisse n’en entretient pas moins une industrie de défense et est intéressé par certains projets de recherche et technologie développée au sein de l’Agence, plus particulièrement ceux concernant les drones, la cyber securité, la lutte anti-IED (engins explosifs improvisés) et la mise en place de règles pour les marchés publics. Comme l’a rappelé l’ambassadeur suisse, Jacques de Watteville, lors de la signature : « La Suisse est un partenaire très proche de l’Union européenne. (…) La coopération étroite dans le domaine de l’armement va se développer au profit de l’Union européenne comme de la Suisse ».

L’Agence européenne de Défense regroupe tous les Etats membres de l’Union européenne, excepté le Danemark (qui bénéficie d’un Opt-Out en matière de défense) et a déjà signé un arrangement identique avec la Norvège (2006), ainsi qu’avec l’Agence européenne de l’Espace (ESA) (2011). Les pays, ou organisations, « associés » peuvent décider de participer à certains programmes ou à tous, selon leur bon vouloir, et y apporter le financement ou les expertises nécessaires ; ils ne participent pas, en revanche, au processus décisionnel et institutionnel au sein de l’Agence qui reste réservé aux membres de l’UE.

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