Dernières nouvelles de la piraterie (26 février 2012) (Maj)

(BRUXELLES2) Peu d’attaques signalées cette semaine par les forces anti-piraterie déployées dans l’Océan indien mis à part celle d’un pétrolier  à l’est du corridor de transit international (IRTC) dans le Golfe d’Aden. 7 navires et 191 otages sont toujours aux mains des pirates somaliens, selon le QG européen anti-piraterie « Atalanta » ; ce chiffre ne tient cependant pas compte des dhows et bateaux de pêche capturés.

Dernières nouvelles de la piraterie (derniers jours) :

Attaque déjouée contre un pétrolier à l’Est du Golfe d’Aden

Un pétrolier, le Mv North Sea, a été attaqué à l’est du Corridor de transit international (IRTC) dans le Golfe d’Aden, à 13° nord et 50° Est, le 22 février. Un groupe d’attaque pirates opérant à partir d’un bateau à coque jaune à bande rouge s’est approché à grande vitesse du navire battant pavillon de Singapour. Le signal de détresse envoyé par radio a été reçu 5 sur 5 par le FGS Berlin, le ravitailleur allemand qui opère au sein de la force européenne anti-piraterie Eunavfor Atalanta qui a envoyé ses deux hélicoptères Sea King sur la zone, puis une équipe d’abordage. Le navire a repoussé l’attaque pirates, grâce à son équipe de sécurité privée à bord. Les 8 suspects se sont rendus immédiatement, selon les marins allemands, et ont été transférés à bord du FGS Berlin pour enquête. (Maj) Vu l’absence de preuve, les suspects ont été libérés et laissés près de la côte somalienne, en accord avec le commandement d’Atalanta, précise-t-on au QG de la marine allemande.

(crédit : marine espagnole)
L’Infanta Elena en renfort pour Atalanta

Avec deux jours d’avance sur son calendrier initial, la corvette espagnole « Infanta Elena » a rejoint l’opération anti-piraterie de l’UE (Eunavfor Atalanta). La corvette espagnole – qui avait quitté Cartagène, le 14 février, puis après une escale logistique à la base navale de Souda Bay (Crète), a traversé le canal de Suez le 23 – devait rejoindre l’opération européenne le 27, précise l’Etat-Major espagnol. Mais devant la nécessité d’assurer l’arrivée en toute sécurité l’arrivée à Djibouti d’un navire transportant de l’aide humanitaire du Programme alimentaire mondial, le commandement des opérations (MOPS) a demandé au navire espagnol d’assurer au plus vite son incorporation dans l’opération. C’est ainsi que le 25 février, le navire marchand « Eugenia B », chargé d’aide humanitaire, a traversé la mer Rouge, près du détroit de Bab el Mandeb, escorté. C’est la deuxième fois de la « Infanta Elena» prend part à l’opération Atalanta. La première, c’était durant dans la même période l’année dernière, en 2011, au cours de l’intermousson, période de menace maximale car les eaux de l’Océan indien sont relativement calmes. Le navire est commandé par le capitaine de corvette Tomás Dolarea Fernández et a 104 militaires à bord dont 11 Infanterie de Marine qui forment l’équipe opérationnelle de sécurité (EOS).

 

 

 

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

Une pensée sur “Dernières nouvelles de la piraterie (26 février 2012) (Maj)

  • 2 mars 2012 à 15:42
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    Pitoyable querelle « d’experts » au sujet du coût de la piraterie. Le « Somalia Report » est particulièrement interpellant. On y apprend que le fait de consommer plus de carburant en augmentant la vitesse des navires et en les déroutant présente certains avantages pour les producteurs de pétrole. Les experts du changement climatique apprécieront. Pourquoi ne pas dire que la guerre est positive, elle qui génère des profits pour les producteurs d’armement ?

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