4 suspects remis au Kenya par le Danemark

(BRUXELLES2) Les diplomates danois ne veulent pas laisser faire l’impunité sur les mers. Ils tentent « d’arracher », pays par pays, aux Etats riverains de l’Océan indien, une prise en charge des suspects qu’ils ont arrêtés. Le Kenya vient ainsi de prendre en charge 4 des pirates présumés détenus à bord du navire de guerre danois, l’Absalon, depuis le 7 janvier. Les Seychelles avaient accepté récemment de prendre en charge également 4 pirates. Les 17 pirates restants ont été libérés et remis à l’eau près des côtes somaliennes dans la soirée du 11 février, annonce le commandement naval danois. Les 25 pirates avaient été arrêtés, le 7 janvier, lors d’une action militaire – dans le cadre de l’opération anti-piraterie de l’OTAN « Ocean Shield », qui avait permis la libération de 14 marins iraniens et pakistanais.

« Si libérer les otages (des pirates) est, en soi, un succès, il est clair également que la poursuite en justice est bien sûr le couronnement » a expliqué le ministre danois des Affaires étrangères, Villy Søvndal, dans un communiqué. Certes « J’aurais naturellement préféré voir tous les pirates traduits devant un juge. Mais je dois également souligner que la saisie des navires pirates, des armes, la libération des captifs, etc sont déjà des résultats importants en eux-mêmes. Et je suis heureux que nous avons maintenant pu (confier) le «noyau dur» des détenus à la justice. »

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen à l'université Paris I Pantheon Sorbonne. Journaliste professionnel depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir). Auditeur de la 65e session de l'IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).