L’équipe de protection embarquée de l’Amisom opérationnelle

(BRUXELLES2) Le commandant de l’opération anti-piraterie de l’UE peut être satisfait. Il compte une équipe de protection embarquée de plus. 24 soldats ougandais de l’AMISOM (la mission de l’Union africaine en Somalie) viennent en effet de terminer leur formation comme équipe de protection embarquée, annonce l’Etat-Major français. Une formation délivrée par les Français et Estoniens (*) à bord du Floréal, pour la partie théorie, et à bord du Petra 1, le navire civil assurant le ravitaillement de l’Amisom entre le port de Mombasa au Kenya et la capitale somalienne Mogadiscio, pour la partie pratique. Cette action va permettre aux Ougandais d’être autonomes dans la protection de leur navire et, ainsi, d’éviter de disperser des forces européennes qui pourront rester disponibles pour la protection d’autres navires. Les navires de l’Amisom resteront cependant sous une surveillance active des navires européens dont c’est la mission première, avec la protection des navires du PAM (le Programme alimentaire mondial).

A noter que le navire de l’Amisom avait déjà été l’objet d’attaques pirates qui avaient été repousées in extremis. Lire : Un navire de l’AMISOM attaqué par les pirates. Un cargo en bouclier

(*) L’Estonie a mis à disposition de la mission anti-piraterie de l’UE une équipe de protection embarquée « domiciliée » tantôt sur une frégate allemande, tantôt sur une frégate française. En dernier lieu, le Floréal.

Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).