La mission RMCB sur les rails (Maj)

(BRUXELLES2, exclusif) Plus de deux ans après les premières réflexions sur la nécessité de travailler en profondeur contre la piraterie, la mission de renforcement des capacités maritimes des pays bordant l’Océan indien pourrait connaître sa première étape officielle… bientôt. Après maintes hésitations (*), les ambassadeurs de l’UE se sont mis d’accord sur le format de cette mission. Lundi, les ministres des Affaires étrangères ont reconnu la nécessité de « continuer le travail » pour renforcer les capacités maritimes des Etats de la région.

Une mission civile

Cette mission, dénommée RMCB selon son nom de code abrégé, devrait être une mission civile, menée en étroite liaison avec le commandement de l’opération anti-piraterie Eunavfor Atalanta. Une issue… rationnelle. Une mission civile permet de payer les effectifs sur budget européen, une mission militaire aurait obligé les Etats membres à mettre la main à la poche. Cette mission se dirigerait dans deux directions : établir une police côtière dans les différents Etats somaliens, particulièrement au Puntland dans le Galmudug et au Somaliland ; il ne s’agit pas de gardes-côtes en tant que tel mais de pourvoir les Somaliens en formation, moyens et outils, pour agir « à terre » contre les pirates.  La deuxième piste est de permettre de renforcer les capacités maritimes des autres Etats du pourtour de l’Océan indien et du bassin somalien (en premier lieu : Djibouti, Tanzanie, Kenya et Seychelles).

Les 27 n’ont, en revanche, pas réussi à se mettre d’accord sur les options visant à renforcer les capacités judiciaires de la Somalie.

Calendrier possible

Un concept de gestion de crises (CMC) pourrait être soumis aux Ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion du 1er décembre. Ce qui permettrait de lancer le processus de planification plus complet (Conops, etc.) jusqu’au lancement de la mission qui pourrait avoir lieu – si tout va bien – au cours du 1er semestre 2012 (en juin 2012).

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