Des militaires embarqués à bord des navires marchands italiens

(crédit : ministère italien de la Défense)

(BRUXELLES2) Le gouvernement italien a beaucoup tergiversé : sur la bonne méthode pour protéger sa flotte marchande. Les pressions des armateurs, les différentes attaques, en dernier lieu, celle sur le Montechristo ont fait accéléré la décision. Le Ministère de la défense italien a donc signé, mardi (11 octobre), un protocole d’accord avec la Confédération des armateurs permettant l’embarquement d’équipes militaires à bord de certains navires marchands.

Prise en charge des frais par les armateurs

Selon ce protocole, une dizaine d’équipe de Marines – composées chacune de six hommes – sera prête à embarquer sur les navires marchands battant pavillon italien qui transitent dans des zones à risque. Les armateurs – représentés par leur confédération Confitarma – s’engageant à rembourser les frais associés à l’utilisation de ces équipes de militaires, « y compris les frais de personnel, de fonctionnement et de soutien logistique dans la zone ». Une condition sine qua none à l’usage des militaires, la défense italienne raclant désormais les fonds de tiroir…

L’Italie est ainsi le deuxième Etat européen – après la France – à utiliser des militaires embarqués pour protéger certains de ces navires. Le débat fait rage dans plusieurs autres pays notamment en Allemagne, au Danemark ou aux Pays-Bas, où la solution des gardes privés semble plutôt préférée. Le gouvernement italien avait également autorisé en juillet dernier l’embarquement de gardes privés. Mais selon nos confères de la péninsule, cette disposition n’est pas encore vraiment en vigueur ; il manquerait encore quelques décrets d’application.

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