Que dit la lettre des Cinq ? (maj)

(BRUXELLES2, exclusif) Cinq ministres des Affaires étrangères ont donc signé à Sopot, vendredi (2 septembre), une missive destinée à faire pression pour un renforcement de la politique européenne de sécurité et de défense. Cette lettre – dont le contenu n’a pas été diffusé officiellement – reprend d’après nos informations, les différentes positions tenues, d’une part, par le triangle de Weimar (Pologne, Allemagne, France), d’autre part, par l’Italie et l’Espagne, dans deux missives envoyées à la Haute représentante, l’une en décembre 2010, l’autre en mai 2011.

Une question d’urgence

Les Cinq ont voulu souligner leur volonté d’aller plus loin qu’aujourd’hui et soutenir tous travaux que la Haute représentante de l’UE pourrait faire sur le sujet. « Nous restons engagés plus que jamais pour le développement d’instruments efficaces et robustes pour la PSDC » soulignent les signataires. La discussion menée en juillet 2011 a « prouvé qu’il y avait un fort soutien politique pour continuer le travail sur la base de votre rapport » (le rapport de la Haute représentante présenté au conseil de mai). Il faut donc maintenant transformer l’essai « en examinant toutes les options, juridiques et institutionnelles, y compris la coopération structurée permanente, pour permettre de développer les capacités de la PSDC manquantes, notamment un QG européen de conduite et de planification ». En gros, « faire mieux avec moins », le leitmotiv de la Haute représentante de l’UE, c’est un beau principe, encore faut-il le mettre en application. Et la question du QG est une question « d’urgence » soulignent les 5 qui se mettent « à disposition » de la Haute représentante pour soutenir son travail sur ces questions.

… et une demande de résultat d’ici fin 2011

Les Cinq attendent des propositions « concrètes » à un des prochains Conseil des Affaires étrangères, dès cet automne, afin de pouvoir aboutir à un résultat précis d’ici la fin de l’année. Une deadline qui correspond à un engagement pris par les 27 lors de leur réunion ministérielle de janvier qui prenait bonne note de la lettre des « Weimar » (*).

(Nicolas Gros-Verheyde)

Mis à jour le 9 septembre (précisions)

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Nicolas Gros-Verheyde

Rédacteur en chef du site B2. Diplômé en droit européen de l'université Paris I Pantheon Sorbonne et auditeur 65e session IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale. Journaliste depuis 1989, fonde B2 - Bruxelles2 en 2008. Correspondant UE/OTAN à Bruxelles pour Sud-Ouest (auparavant Ouest-France et France-Soir).

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